La Nuit Nanarland 6

Exceptionnellement cette année, la Nuit Nanarland 6 coïncide avec la Nuit Blanche de Paris !

Déjà, que propose La Nuit Nanarland 6 ?

Chaque année, depuis 2005 (à la Cinémathèque puis au Grand Rex) le site web Nanarland.com dédie une nuit entière à la culture du nanar. Ces films tellement mauvais, qu’ils en deviennent drôles !

Alors que vaut La Nuit Nanarland 6 ?

La Nuit Nanarland 6 Présentation

La première chose qui m’a frappé pour la Nuit Nanarland 6, c’est la motivation des spectateurs. Personnellement, je suis arrivé vers 16h, pour une ouverture des portes à 18h. Eh bien sachez que mes amis et moi avons été directement recalés au balcon ! C’était dire le monde qu’il y avait avant nous. Pour information, ils remplissent d’abord les sièges de l’orchestre (du rez-de-chaussée), puis la mezzanine (le premier balcon avec les super sièges). Et pour avoir demandé aux intéressés, il s’avère que les premiers de la file étaient installés depuis midi… Vous les sentez les fans hardcore ? Heureusement, mon groupe n’était pas trop mal placé, donc on a pu tout de même bien profiter.

Une présentation enjouée :

Le président de la programmation de la Cinémathèque Française, Jean-François Rauger, présente chaque long-métrage et préprogramme. On l’appelle aussi « l’homme aux cravates », car il a tendance à les changer à chaque film. Néanmoins, la nouveauté de cette édition venait du balcon. Un groupe de fans s’amusait à balancer une multitude de cravates, diverses et variées. Notre cher président a pu en récupérer et même en porter !

Ce dernier s’accompagne généralement de connaisseurs et spécialistes des films en question. Les présentations ne manquent d’ailleurs pas de second degré et d’humour. Puisque sachant la médiocrité des films que l’on regarde, les programmateurs se permettent moultes blagues et cynismes.

4 Films choisis avec finesse pour la Nuit Nanarland 6 :

Comme à son habitude, cette longue nuit met en avant 4 films. Cette année, j’ai fait pas mal de découvertes, qui plus est, projetées en 35 mm !

Avec tout d’abord mon premier nanar français, Le Faucon, nous offrant un Francis Huster hilarant en mec pas du tout fréquentable.

Présentation Le Faucon

Le 2e film, Battal Gazi (ou plutôt Savulun Battal Gazi Geliyor), restera le plus épique de la soirée. Car après le succès (et surtout la migraine) de l’année dernière avec En Buyuk Yumruk, le cinéma turc est revenu à l’écran. C’était l’occasion aussi de rendre hommage à son acteur principal Cüneyt Arkin, qui nous a quitté en juin 2022. Il faut savoir que l’Alain Delon Turc (comme le désigne la communauté) avait à son actif plus de 300 films, en 60 ans de carrière !

Présentation Battal Gazi

Concernant le 3e film, c’est ma deuxième découverte du monde nanardesque, avec New York Ninja. Une première car il s’agit du premier vrai film de ninja nanar que je vois (ces personnages sont des classiques dans le genre) En effet, lors de ma première nuit, Ninja III : The Domination ne s’agissait pas vraiment de ninja, malgré son nom. En tout cas, New York Ninja est le fruit d’un travail d’orfèvre, car il s’agit d’un remontage, basé sur des rushs sans son et sans script. Donc le long-métrage qu’on a vu est entièrement redoublé et essayant d’avoir des dialogues cohérents. Un grand bravo à cette résurrection !

Présentation New York Ninja

Pour le 4e et dernier film, la Nuit Nanarland 6 a innové avec sa toute première diffusion d’une comédie musicale nanardesque : BIM Stars (The Apple en vo). Pour l’occasion, ils nous ont proposé une version karaoké. Autrement dit, ils se sont cassés la tête à rajouter le texte des chansons, pour qu’on puisse chanter en même temps (spoiler : ce n’était pas très facile à cause de la construction des chansons, sauf pour la première)

Présentation BIM Stars

Retrouvez mon avis sur les films, tout en bas dans la section Films Liés (sinon en cliquant sur les liens).

Des jeux pour rester éveillés et gagner des lots :

Comme pour toutes les autres Nuits Nanarland au Grand Rex, on vient aussi pour les inter-programmes. En effet, entre chaque film, en plus des 30 minutes de pause, on se régale avec des jeux. Alors certes, seules les personnes en orchestre peuvent vraiment participer sur scène, mais les principes restent amusants. Et surtout variés, puisque les participants devaient tantôt retrouver le titre d’un film, tantôt la tagline, ou encore le nombre de suite d’une saga ! Un des jeux consistait même à deviner la fin d’un extrait. Ici, il s’agissait d’un film bollywoodien, donc on devait s’attendre à tout. On a eu également une nouvelle activité, où l’on devait parier quel personnage allait gagner un combat (toujours dans un extrait, pas sur scène, hein).

La Nuit Nanarland 6 Quiz

À chaque inter-film, les joueurs et les joueuses se qualifiaient pour la grande finale. Tous les participants gagnaient en tout cas des lots incroyables, comme des bluray ou des affiches (de mauvais films, bien sûr). Big up à Aurelsweg qui a participé à l’une des épreuves !

Concernant la grande finale, les deux finalistes devaient redoubler une séquence et le public votait le plus convaincant. L’exercice ne semble pas évident, surtout quand on est sur scène !

Les Cuts Nanarland :

Les jeux et quiz avaient notamment la fonction de permettre aux personnes en pause de revenir plus tranquillement à leur siège. Car la force des Nuits Nanarland, c’est la diffusion d’avant-programmes terriblement addictifs. En effet, les Cuts Nanarland alternent entre différentes vidéos.

Les Cuts Nanarland

On peut avoir un montage d’extraits courts (d’ailleurs choisis avec des thèmes communs), souvent avec des transitions improbables. Les montages proposent aussi des bandes annonces d’époques et des extraits longs. Les sujets touchent à tout, de l’horreur en passant par le documentaire et bien sûr, les films de Bollywood. J’adore ces moments, car cela permet de découvrir beaucoup de « chefs d’œuvres » à travers des passages pertinents. Le tout était aussi en 35 mm !

Un public extraordinaire lors de la Nuit Nanarland 6 :

Enfin, c’est également du côté du public, qu’on a le droit à une bonne ambiance. Déjà parce que certains extraits restent culte et donc les fans connaissent les répliques par cœur (les pieds dans la gueule de Chuck Norris ou encore l’inoubliable Philiiiippe !) Mais également parce que c’est le festival des punchlines.

Évidemment, il faut souvent se mettre dans la peau de beaufs misogynes et racistes. C’est pourquoi certaines personnes n’hésitent pas à rajouter des commentaires pendant les projections. Souvent pour souligner l’incompréhension d’une scène, mais aussi pour mettre en avant le côté désuet des dialogues ou des situations.

Public Formidable

Ensuite, on traque souvent les sosies de personnalités dans les extraits et films. Une fois qu’on a trouvé une « victime », à savoir le double d’une personne connue en version low-cost, on se retrouve avec des moments hilarants. C’était notamment le cas avec Le Faucon, où le héros ressemblait à Manuel Vals et le méchant à Severus Rogue (joué par Alan Rickman dans les Harry Potter).

La participation active des spectateurs peut vous sortir du film, mais je trouve au contraire que cela renforce l’aspect collectif de l’expérience. Chacun apporte son lot d’humour, en essayant bien sûr de ne pas devenir lourd (les films s’en chargent déjà)

Du coup, que dire de La Nuit Nanarland 6 ?

La Nuit Nanarland 6 a rempli sa mission. À savoir proposer des films terribles, avec une ambiance de folie. Pour ma part, j’ai une nouvelle fois réussi à ne pas dormir, ni même somnoler (malgré un troisième film manquant de dingueries, comparé aux autres) Le public a mis le feu, tout comme les organisateurs, dont l’humour faisait mouche à chaque fois. Franchement, je ne vois pas le temps passé, tant la programmation est bien découpée.

Et au-delà des films, c’est l’occasion de revoir des personnes qu’on connait. J’ai ainsi pu croiser Gorkab, Marie de Panic! Cinéma ou encore des connaissances que je n’avais pas vu depuis longtemps ! C’est aussi le moment de rencontrer de nouvelles personnes, avec qui on peut facilement discuter pendant les pauses ou dans la file.

J’aime beaucoup les Nuits Nanarland pour ce côté bon enfant et anti-cinéphile. Car bien que ça reste du cinéma, les films sont mal faits mais avec une intention premier degré et c’est pour ça qu’on les apprécie. Et je parle des nanars, pas des navets (où là le film est juste mauvais)

La Nuit Nanarland 6 Organisateurs et Bénévoles

Si vous avez envie...

de rigoler des défauts incroyables de vieux films, de chercher les meilleures punchlines pour faire rire l’audience et de trouver des jeux à faire avec 2700 personnes, partagez donc ces moments lors de La Nuit de Nanarland !
La Nuit Nanarland 6 Poster

C'est ? La Nuit Nanarland 6

De ? Nanarland

Genre ? Films délicieusement mauvais

Nationalité ?

Vu le ? 01/10/2022

Où ?

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