Matrix Resurrections

Après m’être revu la trilogie pour l’occasion, retour dans la Matrice avec Matrix Resurrections !

Quoi ?

Thomas Anderson programme un jeu vidéo qu’il a baptiser The Matrix. Il suit en parallèle un traitement contre ses crises de panique. Son équipe planche sur un nouvel épisode à produire. Mais tout bascule le jour où un personnage que Thomas a créé apparaît dans sa réalité…

Alors ?

J’ai vu Matrix il y a trop longtemps pour me souvenir exactement ce qu’il se passait. Revu quelques jours avant Matrix Resurrections, j’ai adoré le 1er volet. Il mêle en effet mystères et questions métaphysiques avec brio. Reloaded m’a moins emballé car on perd l’aspect réflexion pour plus d’action. Revolutions remonte le niveau, mais cette fois car il m’a époustouflé visuellement. Hormis les doublures numériques, les effets n’ont pas vraiment vieilli. J’ai d’ailleurs réalisé que je n’avais jamais vu ce 3e volet. Et comme ce dernier termine sur une vraie fin, je me demandais ce que ce retour 18 ans plus tard allait bien pouvoir raconter.

Eh bien pas grand-chose. Matrix Resurrection voit le fameux retour de Neo, mais on ne sait pas trop pourquoi. Excepté l’aspect méta du début, sur la trilogie Matrix transformée en jeu vidéo lucratif, le reste du film semble tenir sur rien du tout. Des explications paraissent même peu compréhensibles.

Ce vide scénaristique se comble comme il peut avec des clins d’œil à la saga, en forçant sur l’aspect nostalgique. Contrairement à celui du dernier Spider-Man, le fan-service ici n’ajoute rien à l’intrigue. On ressort des personnages juste pour le plaisir, on se croirait dans Star Wars 9. On peine même à bien lire les combats, pourtant une force de la trilogie. Sans doute à cause d’un mauvais cadrage et d’un montage trop rapide. D’ailleurs, quelques effets spéciaux semblent dater des années 2000. Je ne sais pas si c’était volontaire (afin de préserver le produit initial ?) mais ça aurait mérité un effet 2020.

Matrix Resurrections possède heureusement quelques points positifs. Bien que parfois incohérentes, les nouvelles technologiques apportent une certaine innovation. Aussi, les designs des personnages en costumes noirs pètent toujours autant la classe, notamment sur les nouvelles têtes. Enfin, j’ai trouvé deux scènes visuellement intéressantes. Une avec des portes perpendiculaires et une avec des temporalités différentes dans un seul plan.

Du coup ?

Je n’avais de base pas une immense hype pour Matrix Resurrections, même avec une promo distinguée. Et en le regardant, malgré les quelques bonnes idées visuelles, le résultat reste le même : je n’ai clairement pas compris l’intérêt de reprendre la saga. En tout cas, pour ce que le film propose. Alors j’ose espérer qu’il s’agit du premier volet d’une nouvelle aventure. Néanmoins, presque 2h30 pour une sorte de prologue qui raconte si peu de choses, je n’ai pas trouvé cela nécessaire. Il justifie ses redites sur du vent et délaisse les réflexions métaphysiques qui auraient se renouveler (avec l’avènement réel de l’intelligence artificielle par exemple). Donc en attendant de voir ce que la suite nous réserve, ce soft reboot ne m’a pas touché.

Si vous avez envie...

… de porter à nouveau des costumes noirs, de revoir les hélicos de Venom 2 et d’avoir des lignes de codes dans les yeux, repartez dans La Matrice en compagnie de Neo.
Matrix Resurrections Poster

C'est ? Matrix Resurrections (The Matrix Resurrections)

Genre ? ,

Durée ? 148 min

Nationalité ?

Sorti le ? 22/12/2021

Vu le ? 22/12/2021

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