Seul Sur Mars

Ridley Scott revient à la SF, après son mitigé Prometheus. Ce coup-ci, c’est l’adaptation de Seul Sur Mars (The Martian), le roman acclamé d’Andy Weir. Et pour une fois, j’ai lu le livre avant ! Alors verdict ?

Alors ?

Arès 3 est une expédition de recherche sur le sol martien, avec 6 membres d’équipage. Cependant, la mission est avortée le jour (ou plutôt, le « sol ») où une tempête fait rage, menaçant de renverser le vaisseau qui leur permet de retourner dans l’espace. Malheureusement, l’un d’eux, Mark Watney, est frappé par une antenne de leur base et disparait. Le reste de l’équipe est contraint de repartir, laissant derrière lui leur coéquipier. Mais le lendemain, Mark se réveille et réalise qu’il est seul sur Mars. Il doit alors survivre jusqu’au prochain débarquement, soit dans 4 ans…

Alors je ne sais pas si c’est ce qu’on vécu les fans d’Harry Potter ou du Seigneur des Anneaux (et toute autre saga littéraire adaptées en film), mais c’est à la fois une bonne et une mauvaise idée de lire le bouquin avant. C’est une bonne chose dans le sens qu’on peut s’imaginer les personnages et connaitre les intentions originales du créateur, mais mauvaise dans le sens où l’on passe la plupart du temps du film à comparer ce qu’on a imaginé avec ce que le réalisteur nous propose. Et c’est perturbant, car on a pas l’impression de regarder un film, mais plutôt de revivre ce qu’on a imaginé. C’est d’ailleurs un peu le même ressentiment que j’ai eu lorsque j’ai vu le remake de Total Recall, où chaque scène me rappelait que l’original était mieux…

Mais ici, Ridley Scott s’en sort pas mal du tout ! Il a respecté le livre et n’a gardé que le principal. Au début, un peu dommage de survoler l’histoire, mais au final, si elle devait être entièrement adaptée, d’une, le public aurait vite décroché (au niveau technicité) et de deux, le film aurait duré cinq heures. Le fait qu’il ait « résumé » (car c’est loin d’être baclé) pas mal de parties, peut par contre faire croire aux gens que c’est la « magie du cinéma » pour certaines résolutions de problème, alors que dans le livre, tout est tellement bien détaillé, que l’on comprend que cela est plausible. Mais encore une fois, le choix de ne pas avoir tout raconté était un bon choix.

La direction artistique des appareils, des vaisseaux et des costumes, est très sobre au final, ce que j’apprécie beaucoup. Il n’en mette pas plein la vue, les effets spéciaux sont justifiés et la CG (computer graphics) est au service le plus noble, à savoir recréer des choses difficilement faisables en vrai. On peut vraiment ressentir le futur proche, tout est visuellement crédible.

Matt Damon, une fois qu’on passe le cap d’Interstellar (où il y joue également un astronaute abandonné sur une planète) est très bon et respecte bien le comportement de Mark Watney du livre, à savoir battant et très second degré. En ce qui concerne Jeff Daniels, je crois que c’est la première fois que je le voyais dans un rôle « sérieux » (Dumb and Dumber ou Les 101 Dalmatiens, où il y est un très bon comique), ce qui lui va quand même pas si mal.

Les décors martiens sont au top aussi et d’un réalisme poussé à l’extrême. La 3D permet de nous y plonger plus facilement. D’ailleurs, dans la réalisation, plusieurs plans on été pensé pour la 3D relief, avec notamment des caméras en vue subjective, qui sont bien sympa.

Si vous avez envie...

… de vivre une expérience de survie high-tech, d’avoir les secours à des centaines de millions de kilomètres et de danser sur du disco, partez donc fouler le sol martien en compagnie de Matt Damon !

C'est ? Seul Sur Mars (The Martian)

Genre ?

Durée ? 144 min

Nationalité ?

Sorti le ? 21/10/2015

Vu le ? 25/10/2015

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