Le Mans 66

J’ai testé la salle Dolby Cinema de Beaugrenelle lors de l’avant-première du Roi Lion, mais qui n’était pas dans ce format. Là j’y retourne et cette fois, j’ai eu le droit à la présentation en introduction, ainsi que le film en Dolby Vision et Atmos.

Déjà, ça parle de quoi Le Mans 66 ?

1966, Ford Motor Company engage un ancien pilote, l’américain Caroll Shelby, et son meilleur élément, le britannique Ken Miles. Ils ont pour mission de construire la voiture la plus rapide possible, afin de détrôner Ferrari, lors de la course mythique des 24 Heures du Mans

Alors, que vaut Le Mans 66 ?

Petit aparté sur le Dolby Vision et Dolby Atmos. C’est la claque, rien qu’avec la présentation qui envoie du lourd. Déjà, la démonstration du son qui entoure la salle et qui suit les objets de l’image m’a époustouflé. Ensuite, celle du contraste, de la précision et les couleurs de l’image m’ont encore plus enfoncé dans mon siège en cuir inclinable. Le visionnage semi-panoramique permet une immersion totale. Dans le film, les détails de l’image m’ont moins sauté au visage, par contre l’immersion sonore dépasse largement celle de l’Imax (j’avais pourtant testé juste l’Atmos pour Black Panther et je n’avais pas été autant marqué) Les bruits de transmission, de gomme brûlée et autre moteur rugissant, je les ressentais physiquement. Fin de l’aparté.

Un grand film de course de voitures. Malgré que je connaisse le synopsis et qu’il s’agit d’un biopic, Le Mans 66 a réussi à me surprendre quant à l’omniprésence du sujet de l’automobile. Aucune éventuelle digression sur la vie des personnages ou de sujets annexes ne viennent perturber l’avancement de l’histoire. Et même si ces écarts apparaissent, la voiture reste le sujet central. Chaque scène compte et a vraiment les bolides comme fil conducteur.

Le rythme tient en haleine durant les 2h33, en alternant pertinemment les moments de pure action tendue et dialogues de mise en place.

Le film focus sur l’avancement de l’histoire, quitte à placer des ellipses un poil étrange. Il installe l’émotion, qui fonctionne, plutôt vers la fin, comme une libération, après tout le stress accumulé lors des courses

Le duo de Matt Damon et de Christian Bale excelle, bien que ce dernier surtout nous offre une nouvelle fois une performance impeccable.

Donc, que dire de Le Mans 66 du coup ?

Le Mans 66 respire pleinement et agréablement la bagnole et la compétition. Ça parle plus de voitures que Cars en vrai, avec plus de passages techniques, sans jamais trop en faire. Un bel effort pour placer la caméra au plus près de l’action et balancer un son ultra immersif. Une belle épopée qui raconte un travail d’équipe fascinant. Le cinéma dans ses beaux jours.

Si vous avez envie...

… de faire crisser vos pneus, d’optimiser au mieux votre bolide et d’épeler votre bonheur en chantant, foncez pour Le Mans !

C'est ? Le Mans 66 (Ford v. Ferrari)

Durée ? 153 min

Nationalité ?

Sorti le ? 13/11/2019

Vu le ? 22/11/2019

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