En Avant

Le retour de Pixar avec un nouvel univers et aussi sans John Lasseter…

Quoi ?

Dans un monde où la magie s’est éteinte vers une société moderne, deux frères elfes vont vivre une incroyable aventure. Ian et son ainé Barley ont en effet peut-être trouvé un moyen de revoir leur père disparu…

Alors ?

Fantastique ! Un vrai retour aux sources du studio californien. Ils nous proposent un nouvel univers original, tout en apportant son lot de deuxième lecture.

Cette fois-ci, niveau technique, ils ont atteint une stabilité de haute qualité. Je n’ai pas trouvé plus impressionnant que Les Indestructibles 2 ou Toy Story 4, mais ça reste du très haut niveau.

On se concentre donc beaucoup plus sur l’histoire et de ce qu’elle véhicule. Elle passe par de nombreux sujets intéressants, avec un recul sur notre société actuelle. Vous découvrirez aussi toute une partie sur la confiance en soi et en ses proches, de sortir de sa zone de confort. Je n’en dis pas plus pour vous laisser la surprise, mais sachez qu’ils ont clairement bossé l’écriture, que tout se lie (et se lit) parfaitement, avec de nombreux parallèles fascinants. Vous lâcherez comme moi votre larmichette à coup sûr. Sinon, j’espère que vous rigolerez aux gags parfaitement dosés.

Il s’agit d’un bel hommage aux jeux de rôle, finalement assez peu représentés au cinéma. Je n’ai pas trouvé les références habituelles (easter eggs), juste un clin d’œil à Toy Story ou encore à Retour Vers Le Futur.

Je l’ai vu en VF, où le duo Thomas Solivérès (Edmond) et Pio Marmai (En Liberté !) fonctionne à merveille. De même que globalement, toutes les voix sonnent bien. Cela fait plaisir de ne pas choisir un casting basé sur des personnalités populaires improbables.

Laissez tomber la 3D relief par contre, totalement sous-exploitée (avec vite fait un ou deux plans conçus pour) De plus, pas de court-métrage avant, d’autant qu’il s’agissait d’une histoire hors Pixar, avec Les Simpsons (à moins que cela soit malheureusement dû à l’exploitant de salle…)

Tout commence tout de même dans le classicisme. Par exemple, le personnage de Ian fait beaucoup trop penser à Linguini de Ratatouille, ou encore l’univers ancien modernisé. La routine se casse vraiment lors de l’élément déclencheur (peut-être une volonté de réalisation) De plus, ils n’en ont vraiment pas fait des caisses sur les gags qui font un parallèle entre la fiction et la société actuelle (comme pourrait faire Rovio ou Sony) Aussi, certains payoff étaient prévisibles, tandis que d’autres non. Un bon équilibre de surprises.

Du coup ?

En Avant coupe enfin avec les suites et fait revenir Pixar sur ce qu’il sait faire. À savoir nous proposer un univers riche original (pas vu depuis Coco tout de même !), avec de véritables valeurs qui véhiculent de belles émotions. Comme la technique irréprochable semble stagner dans les hautes sphères, l’écriture ici reste primordiale et astucieuse.

Si vous avez envie...

… de licornes nuisibles, de fées bikers et de mascotte maladroite, En Avant pour l’aventure de votre vie !

C'est ? En Avant (Onward)

Durée ? 102 min

Nationalité ?

Sorti le ? 04/03/2020

Vu le ? 07/03/2020

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on reddit
Reddit
Share on linkedin
LinkedIn
Share on email
Email