Edmond

Pas mal de temps sans ciner tiens… L’heure du rattrapage à sonner et je commence avec un film que mes copains de séances ont vu en mon absence et qu’ils m’ont conseillé.

Quoi ?

Fin 1897, Edmond Rostand n’a pas écrit de pièce depuis deux ans. Il est réputé pour faire des fours et de n’avoir aucun talent. Seule sa femme le soutien. En dernier recours, il propose une pièce au comédien Constant Coquelin, pour faire des représentations pour les fêtes. Sauf que la pièce n’est pas encore écrite. Alors que les financements arrivent, que les comédiens sont recrutés, le théâtre est trouvé, Edmond n’a à ce moment que le titre de sa pièce : Cyrano de Bergerac.

Alors ?

La bande-annonce m’avait tout de même intrigué au Showeb (oui encore, jusqu’à que j’ai parlé de tous les films que j’ai eu envie de voir mwhahahah) et le retour de mes potos m’avait convaincu.
Tout d’abord, j’ai réalisé que j’adore la période du 19e siècle (et 20e siècle par extension) Voir Paris d’antan me fascine toujours autant. Et déjà là, ça marque un point.

Ensuite, le film est effectivement très bon. Principalement par son rythme. Les répliques s’enchaînent, avec beaucoup de ton et de dramaturgie, assez théâtrale mais efficace (on est loin du non-jeu dans L’Incroyable Histoire du Facteur Cheval, dont j’ai parlé récemment. Par contre j’ai l’impression que je suis le seul à l’avoir perçu comme ça…) La caméra suit parfois les comédiens dans leurs moindres déplacements, notamment en plan-séquence, qui donne une sensation de voyage.

Le thème du théâtre est important (et heureusement pour ce film-là hein !) car, même sans y connaître énormément (disons, niveau BAC quoi), j’apprécie beaucoup la façon dont les références sont amenées. Dans un premier temps à la pièce (je connais évidemment seulement la réplique sur le nez), qui montre de façon subtile la créativité de l’écrivain. Mais aussi au théâtre de façon générale, avec l’alchimie qui règne entre les comédiens, l’écrivain, les financiers, les techniciens et le public. Comment sont géré toutes leurs facultés, tous leurs défauts. C’est à ce moment-là qu’on se rend compte vraiment du sens des termes « spectacle vivant ».

En plus de la trame principale, qui amène une belle montée, la seconde se mélange délicieusement. Celle qui traite de la nouvelle passion et la nouvelle inspiration d’Edmond. Thomas Soliveres obtient un rôle conséquent, qui lui permet de sortir un peu de ses jeux habituels de jeune ado. Il est entouré d’une belle troupe, portée par un Olivier Gourmet plus qu’en forme.

Enfin, les gags sont bien trouvées et permettent de ponctuer le film par de petites touches d’humour, ne cassant pas le rythme ni l’histoire.

Du coup ?

Une belle histoire qui rend hommage au théâtre, sur les origines de la pièce mondialement célèbre. Elle est très bien rythmée, par ses dialogues, ses jeux d’acteurs, son sens de l’humour et sa montée en puissance. Le tout dans un cadre qui me plaît beaucoup, Paris tout juste électrique. En tout cas, d’un point de vue externe au théâtre, à voir pour ceux qui le connaissent mieux que moi (je n’ai d’ailleurs aucun moyen de comparer le film à la pièce de théâtre du même nom et du même créateur, car je ne l’ai pas vue)

Si vous avez envie...

… de canaliser votre inspiration, d’assister à la première séance de cinématographe et à retrouver des salles mythiques du spectacle vivant parisien, prenez un grand nez et partez à la découverte d’Edmond avec son Cyrano de Bergerac.

C'est ? Edmond

Genre ? ,

Durée ? 110 min

Nationalité ?

Sorti le ? 09/01/2019

Vu le ? 01/02/2019

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on reddit
Reddit
Share on linkedin
LinkedIn
Share on email
Email