

Alien Le Huitième Passager
Mon avis rapide
Alien reste pour moi un bijou de la SF d’horreur. Son ambiance unique, souvent imitée mais jamais égalée, ne vieillit pas. Alors le revoir pour la première fois sur grand écran et en présence de Sigourney Weaver, je ne peux qu’être comblé !
Ma note

Visionnage
Sorti le 12/09/1979
Vu le 07/11/2025
- Modifié le 29/12/2025
Alien a failli être ma 150e séance unique en salle, mais elle est la 151e. Ce qui marque tout de même officiellement le dépassement de l’objectif de 2025 qui était de 150 !
Tout d’abord, laissez-moi vous parler de la séance d’Alien. Car nous avons quand même eu l’honneur de la présence de Sigourney Weaver. En effet, après Katheryn Bigelow, c’était au tour de l’actrice de renom d’avoir sa rétrospective à la Cinémathèque Française. Pour cette projection, il s’agissait d’un entretien avec Frédéric Bonnaud, en compagnie de notre habituelle Anaïs Duchet à la traduction. Bien que l’actrice américaine comprenait globalement bien le français (et l’a même parlé sur quelques phrases !) Ils sont revenus principalement sur la génèse de sa carrière, via Alien notamment (son premier grand rôle).

S’en est suivi une petite session de questions-réponses avec le public. J’ai ainsi pu de nouveau poser une question, les yeux dans les yeux, à une actrice que j’apprécie beaucoup. En effet, j’ai eu l’occasion de le faire déjà avec Tilda Swinton et Julianne Moore, ainsi que plus récemment Natalie Portman.
Je me suis rendue d’ailleurs compte que Sigourney Weaver joue dans plusieurs films qui sont dans mes préférés. À savoir Alien donc, mais aussi Chappie ou encore le brillant Quelques Minutes Après Minuit. J’ai tenté de faire signer mon coffret de la quadrilogie xénomorphe (celui que j’avais oublié pour Alien 4) Mais il y avait trop de cohue, c’était difficile.

On n’a malheureusement pas eu la projection 35mm du film qui était prévue. Néanmoins, le DCP numérique faisait très bien l’affaire. C’était d’ailleurs la version longue. Et pour le coup, il n’a pas du tout vieilli. Contrairement à sa version low-cost, Le Clandestin, que j’ai découvert plus tôt dans l’année.
J’adore l’ambiance sonore et visuelle, totalement dingues pour l’époque et encore de nos jours. La tension constante fonctionne parfaitement, même sans beaucoup voir la créature. Au contraire, ce sont les conséquences de sa présence qui sont plus captivantes.
Côté horreur, le film tue les passagers dans un ordre assez surprenant, dans le sens que rien ne peut prévoir qui va survivre. Par exemple, Ellen Ripley est vraiment un personnage parmi les autres au début.
D’ailleurs, Sigourney Weaver joue un personnage féminin non féminisé à outrance. C’est devenu un personnage culte notamment grâce à ça je pense. Je pense notamment à l’absence de relation sentimentale, qui aurait été complètement inutile ici. Pour le coup, l’actrice nous a confié, lors de sa masterclass, qu’elle avait demandé à ne pas tourner une scène d’amour. Car elle la jugeait impertinente, elle n’avait pas de sens, vu le contexte de l’histoire.
Revoir Alien (je crois pour la 3e fois, mais la première sur grand écran) m’a permis de redécouvrir des détails de mise en scène. Et surtout d’apprécier les nombreux effets pratiques, ce qui est toujours un plaisir.
D’ailleurs, ma question concernait les effets spéciaux. Car Sigourney Weaver a débuté avec de la SF, puis a pu tourner dans pleins d’autres films du genre et fantastique. Je lui ai demandé son ressenti sur l’évolution de la technique et notamment son vécu par rapport des conditions de tournage. Étant donné qu’ils ont aussi évolué durant sa carrière.
Ce à quoi elle m’a répondu qu’elle préfère les effets pratiques, bien que les CGI sont de mieux en mieux. Elle se considère pas assez bonne actrice pour imaginer des objets ou créatures. Par exemple, elle nous a expliqué comment on l’immerger sur le tournage de La Jeune Fille et la Mort. Le réalisateur tirait des coups de feu, afin de créer un une atmosphère de tension.
Titre : Alien, le huitième passager
Réalisation : Ridley Scott
Scénario : Dan O'Bannon, Ronald Shusett, Walter Hill
Nationalité : Américain
Synopsis
L’intelligence artificielle du Nostromo détecte un étrange signal sur le trajet retour vers la Terre. Elle va alors réveillée l’équipage (qui était en hibernation spatiale), afin qu’il aille voir de quoi il s’agit. Sauf que leur rencontre sur place va leur attirer un gros ennui…


