

Le Clandestin
Mon avis rapide
Ça faisait un bail que je voulais voir Le Clandestin. Car à force de voir d’en voir des extraits dans les Cuts de Nanarland lors des Nuits au Grand Rex, il fallait que je le découvre enfin. Et franchement, il a une qualité technique assez correcte (lumière, acteur.ice.s, cadrage, VF). Mais propose tout de même son lot de pépites de réplique, de jeu inégal, de sound design improbable.
Ma note

Visionnage
Sorti le 24/08/1988
Vu le 00/00/2025
Titre : Le Clandestin (Uninvited)
Réalisation : Greydon Clark
Scénario : Greydon Clark
Nationalité : Américain
Synopsis
Des escrocs de Wallstreet partent mer avec un équipage recruté à la volée, afin de se rendre sur les îles Caïman. Mais à bord du yatch, un chat mutant sème la terreur…
- Modifié le 20/06/2025
Quel plaisir de retrouver l’ambiance Nanarland en attendant la Nuit, le temps d’une séance, avec Le Clandestin !
Le film nous annonce la couleur dès le début, avec la boîte de production “Amazing Movies” dans le générique d’intro. C’est un bon nanar, dans le sens qu’il reprend tout ce qu’on aime dans ce genre de production. Que ce soit sur le fond ou la forme, on a de quoi se régaler.
À commencer par le son du chat, où on dirait que le studio de post production audio (oui oui d’après les crédits, il y a vraiment eu une entreprise sur le coup) a acheté 1 bruitage de chat et l’a calé n’importe quand. Dès qu’on voit l’animal (trop mignon soit dit en passant, même si on sent qu’il y en a plusieurs tellement parfois ils n’ont tout simplement pas les mêmes proportions), le son est balancé (même s’il n’ouvre pas la gueule) telle une soundbox.
Ensuite, Le Clandestin nous propose une intrigue financière plutôt vague, on sent que c’est un prétexte juste pour dire “c’est la mafia”. Il se vend surtout comme un Alien mais avec un chat sur un bateau.
Aussi, on retrouve évidemment les femmes sexualisées sans aucune raison (et son lot de remarques misogynes). Heureusement, ça ne va pas aussi loin que dans Piège Mortel à Hawai. Car ici, on sent tout de même qu’on a affaire à des actrices de métier.
D’ailleurs, la VF est plutôt bonne et amplifie même le jeu parfois inexistant de certains personnages du film. Tout comme l’image qui est tout à fait correct, au niveau de la lumière et du cadrage. Contrairement au maquillage et sang grossier. Bien que, volontairement ou pas, peut sembler du second degré assumé.
Au de-là du film, la séance proposait à la fin une session de discussion avec Régis, un des programmateurs de Nanarland. Dans le cadre du ciné-club, c’est un partenariat avec MK2 Institut. Pour le coup, nous avons visionné une version unique, à savoir le remaster HD avec la bande son VF de la VHS. Fabriqué spécialement pour l’occasion.
Sur le papier, on devait revenir sur les effets spéciaux, mais au final, ça a été de tous les sujets. Aussi bien sur le film, que sur Nanarland. Les questions étaient la plupart du temps intéressantes (pour une salle quasi complète, l’audience n’était pas que celle des habitué.e.s, donc on pouvait retrouver des interrogations plus grand public)
Il expliquait notamment que ce ciné-club permettait de redonner de la visibilité aux films projetés lors des Nuits. En l’occurrence, celui-ci a été placé en 3e position de la 4e Nuit. Donc pas tout le monde n’a pu le voir, entre ceux qui dorment et ceux qui sont déjà partis.
En tout cas, hâte d’y retourner pour Dangerous Men le 24 mai !



