X-Men : Dark Phoenix

Après avoir été moyennement gâté sur X-Men Apocalypse, je n’attendais plus vraiment Dark Phoenix. Je suis quand même allé le voir, en me disant que je pouvais être agréablement surpris. Ah ba non…

Déjà, ça parle de quoi X-Men : Dark Phoenix ?

1992. Lors d’une mission de sauvetage dans l’espace, Jean Grey absorbe une énergie cosmique mystérieuse, mais survit. Elle se réveille avec sa force décuplée, mais surtout incontrôlable. Elle s’éloigne des X-Men, qui vont tout faire pour la ramener à l’École des Surdoués…

Alors, que vaut X-Men : Dark Phoenix ?

Le début fait très X-Men, c’est très plaisant. Mais ils nous ont déjà fait le coup de Jean Grey indomptable avec X-Men 3, alors je ne voyais pas vraiment l’intérêt d’en reparler. En plus, ce n’est pas hyper bien fait.

Déjà, parce que les conflits relationnels ne se basent sur rien. La télépathe passe son temps à être faussement torturée, ne pas savoir qui elle est vraiment, si ses proches disent la vérité, etc… Le film aurait bien mieux fonctionné si d’elle-même, elle pétait un câble, alors que clairement, on sait que c’est à cause de la force cosmique, mais personne de son entourage ne creuse plus loin. Du coup, ce n’est pas crédible.

Ensuite, on voit tellement où ils veulent en venir, que le film est long (même s’il n’atteint pas les deux heures) Des créatures supplémentaires font leur apparition, mais leur plan est nul, archi-basique, juste pour créer un obstacle dans l’histoire.

Enfin, les combats sont d’une triste pauvreté. Ils sont mous, illisibles et parfois Grand-Guignol. À choisir, je préfère largement les batailles dans X-Men Origins : Wolverine, c’est dire. Ils ont même piqué une idée vue dans la Justice League, mais ils sont arrivés à faire moins bien.

Le film n’est pas à 100% à jeter, car il arrive à caler des intentions de réal efficace à quelques rares moments. De plus, l’aspect de la force cosmique est délicieux pour les yeux.

Côté personnage, leur utilisation est assez inégale. Je sais que c’est compliqué de gérer plusieurs personnalités en même temps, mais leur part à l’écran est quand même limitée. On se focus surtout sur Xavier et Jean, tandis que les autres sont fonctionnels, sans qu’on puisse s’attarder vraiment dessus. J’aurai aimé par exemple que Diablo soit plus développé (déjà que son accent allemand a disparu)

Heureusement, ce film n’étant pas encore créé sous le label Disney (suite au rachat de la Fox), du coup, l’ambiance n’est pas marvelisée. On ne se tape pas des vannes toutes les deux minutes et c’est bien.

Donc, que dire de X-Men : Dark Phoenix du coup ?

J’attendais pas grand-chose de Dark Phoenix et c’est effectivement le cas : il n’y a pas grand-chose. L’ère Fox/X-Men s’éteint donc sur ça. En espérant que New Mutants soit à la hauteur de son retard, de sa promotion et de ses reshoot supervisés techniquement par Marvel Studios…

Si vous avez envie...

… de faire flotter vos cheveux, de respirer dans l’espace et de gâcher des apéros, devenez Dark Phoenix.

C'est ? X-Men : Dark Phoenix

Genre ? ,

Durée ? 114 min

Nationalité ?

Sorti le ? 05/06/2019

Vu le ? 22/06/2019

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