

K-19 Le Piège des Profondeurs
Mon avis rapide
Des 3 films réalisés par Kathryn Bigelow que j’ai pu voir à la Cinémathèque Française, c’est K-19 que j’ai préféré. En effet, malgré un début compliqué, la tension qui s’en suit est constante jusqu’à la fin, originale et s’accompagne de moments poignants.
Titre : K-19 : le piège des profondeurs (K-19 : The Widowmaker)
Réalisation : Kathryn Bigelow
Scénario : Christopher Kyle, Louis Nowra
Nationalité : Allemand, Américain, Britannique, Canadien
Casting principal
Compagnies
Synopsis
Le sous-marin russe K-19 est une révolution technologique dont les Soviets profitent durant la Guerre Froide. Pour tester l’engin, toute une armée de soldats est envoyée en mission au cercle polaire. Mais on leur assigne un nouveau commandant, aux méthodes très exigeantes, qui pourraient mettre en péril l’équipage…
- Modifié le 15/10/2025
K-19 marque ma 3e et dernière séance de la rétrospective sur Kathryn Bigelow !
Toujours à la cinémathèque française, j’ai eu la chance d’avoir une copie du film en 35mm. Mais cette fois, dans la salle George Franju, dans laquelle je n’étais encore jamais allé.
Encore une fois, le début était assez compliqué. D’une part, j’avais l’impression qu’on me submergeait d’informations, aussi bien politiques que techniques. Mais d’autre part, la version de la pellicule n’a pas aidé. En effet, c’était une copie de la cinémathèque suisse, qui affichait les sous titres français mais également suisse (ou anglais quand le texte suisse était dans l’image) Donc il m’a fallu un temps d’adaptation.
Ensuite, plus le film avançait, plus c’était prenant. C’était principalement grâce l’originalité de la tension. Car pour une fois, ce n’est pas dû à un conflit, mais juste aux aléas et ennuis que l’équipage a pu subir. Surtout qu’on nous montre l’équipe de bras cassés qui ont des accidents nuls. Néanmoins, cela permet d’aborder des sujets profonds par la suite. Comme le sens du sacrifice pour la nation et les autres, ou encore la peur d’une nouvelle horreur nucléaire.
Pour le coup, je dirai que niveau tension, c’est un peu comme la fin de Zero Dark Thirty, sauf qu’ici elle se distille sur tout le film.
Aussi, j’ai trouvé ça insolite qu’une production américaine mette en scène un épisode de l’histoire soviétique. Je ne sais pas s’il existe une production russe sur le sujet. D’autant que la présence américaine du film est plutôt en retrait. En tout cas ici, c’est toujours amusant que tout le monde parle anglais (avec l’accent russe en l’occurrence). C’est tout aussi étrange que les Français dans Napoléon. Je me demande s’ils existent des films français qui se passent ailleurs qu’en francophonie et qu’ils parlent français…
Bref, pour en revenir au Piège des Profondeurs, son gros point fort concerne la tension mais aussi l’émotion. En effet, l’intrigue suit également les réactions humaines de l’événement (ce que j’aurai aimé dans Zero Dark Thirty). Comme par exemple l’évolution de la relation entre les membres d’équipage, leur camaraderie, qui est le thème principale. De même, concernant les conflits entre les deux capitaines.
D’ailleurs, c’est le duo au sommet du film, entre Harrison Ford et Liam Neeson. Le premier étant excellent en capitaine intransigeant et exigeant. Le second étant parfait dans le seul à pouvoir lui tenir tête. Concernant le reste du casting, pareil que pour les autres films de la rétrospective, c’est toujours un plaisir de revoir des acteurs connus dans leur jeune rôle. Je pense notamment à Peter Sarsgaard (5 Septembre, Memory, The Batman…)
Enfin, la mise en scène est impressionnante aussi, car la caméra arrive toujours à se faire une place dans si peu d’espace. Il va sans dire que je déconseille le film aux claustrophobes. De même, les effets spéciaux sont encore largement bons.
Honnêtement, ma précédente expérience la plus marquante en terme de sous-marin était Le Chant du Loup. Mais pour le coup, c’est une toute autre ambiance ici. Les deux longs-métrages racontent des choses différentes, ce qui est une bonne chose.




