The Mitchells vs. The Machines

Vous avez du mal à saisir le sens du mot “famille” ? Sony est là pour vous le rappeler.

Quoi ?

Katie Mitchell, une jeune passionnée de cinéma, a été accepté dans l’université de ses rêves. Au lieu d’y aller en avion, son père Rick tient à l’emmener en voiture. Pas tout seul : avec toute la famille ! À savoir la mère Linda, son petit frère Aaron et leur carlin Monchi. Mais ce road trip va mal tourner à cause d’une invasion planétaire de robots, qui veulent neutraliser l’Humanité…

Alors ?

Tout de Bob L’Éponge : Une Éponge en Eau Trouble, l’annulation de la sortie en salle des Mitchell est sauvée par le bon vieux Netflix. J’avais eu la chance d’ailleurs d’assister à son annonce lors de la conférence Sony Animation, à Annecy en 2019. J’ai été ravi aussi qu’ils gardent finalement le titre original The Mitchells vs. The Machines (devenu Connected à un moment)

Ils ne présentaient pas ça comme un film anti-technologie. Et ils s’y sont étonnamment tenus. L’usage de la technologie est assez secondaire au final. On aurait pu effectivement s’attendre à une moralisation du temps d’écran etc… Ils n’ont cependant pas lésiné sur les références à la culture internet. Bien intégrées, elles traitent de tout, que ça soit du filtre, du meme, des sites connus, etc… D’ailleurs, ils couvrent beaucoup de détails pertinents sur la tech, mais un seul sur la fin apparaît incohérent.

Ici on parle clairement de la famille, peut-être un peu trop ? Tous les arcs narratifs semblent évidents et parfois même forcés, mielleux pour pas grand-chose. Le ping-pong entre des gags du début puis à la fin fonctionne bien dans l’ensemble. Certains bien amenés, d’autres moins.

Au final, l’histoire m’a paru assez classique. Ils essayent de transmettre des messages qu’on connait plus ou moins déjà, même s’ils sont importants. Quelques obstacles sont posés artificiellement, on sent que c’est juste pour que l’histoire n’avance trop vite.

Néanmoins, les personnages demeurent attachants et avec de bonnes personnalités distinctes. Notamment l’héroïne, que je trouve très moderne. L’ambiance permet également de bonnes scènes fun, avec de belles images très expressives dans les compositions colorimétriques.

En tout cas, la plus grand force du film réside dans sa Direction Artistique originale. Il s’agit d’un effet peinture, avec l’ajout d’éléments 2D animés. J’ai été bluffé par l’intégration des objets animés par rapport au décor. Dans le sens où, sur n’importe quel arrêt sur image on peut croire qu’il s’agit d’une illustration 2D. Seuls le mouvement et l’éclairage redonnent un aspect 3D.

Du coup ?

Je n’en attendais pas moins de Sony concernant la partie visuelle. Après avoir expérimenté sur Spider-man : New Generation, le studio continue sa belle lancée d’animation hybride et décomplexée. Par contre, je ne vous cache pas avoir été déçu par la narration très répétitive, malgré des personnages hauts en couleurs. L’histoire m’a ennuyé, car je savais à l’avance vers où tous les arcs se dirigeaient. Globalement, la forme est aussi originale que le fond est vu et revu.

Si vous avez envie...

… d’un chien, d’un cochon et d’un pain de mie, partez en road-trip avec les Mitchell !

C'est ? Les Mitchell Contre Les Machines (The Mitchells vs. The Machines)

Genre ? , ,

Durée ? 114 min

Nationalité ?

Sorti le ? 30/04/2021

Vu le ? 12/05/2021

Où ?

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