Greenland

Pour le moment, c’est LE blockbuster de l’été, littéralement. Espérons qu’il vaille le coup !

Quoi ?

Alors que des débris de comète s’écrasent sur Terre, une famille américaine tente de rejoindre l’abri qu’on leur a promis…

Alors ?

On pourrait penser aux premiers abords à un énième film catastrophe. Pourtant, il faut attendre de passer les poncifs habituels d’intro, pour s’immiscer dans une aventure plutôt haletante. En effet, l’apocalypse d’ici se visionne à échelle humaine. On reste centré sur la famille, on suit ses mésaventures au plus proche. Ce que se mange la Terre est presque anecdotique (d’ailleurs paye tes scientifiques en cartons, frôlant parfois l’incohérence)

Gerard Butler sauve habituellement des entités qui le dépassent (les présidents américains dans La Chute de Londres ou La Chute Du Président, ou carrément le monde dans le terrible Geostorm) Dans Greenland, en tant que père et mari, il doit « juste » sauver les siens (ça n’en reste pas moins une mission coriace). Ça change de le voir galérer, même s’il reste un patriarche américain baraqué qui aime les barbecues. Morena Baccarin (découvert pour ma part dans Deadpool 1 & 2) quant à elle, transmet de bonnes scènes de mère déchirée par les tribulations liées à sa famille.

Car en effet, on ne va pas se mentir : globalement, il ne leur arrive que des ennuis. J’ai du mal avec les obstacles artificiels, quand je grille leur apparition purement scénaristiques. Je parlais notamment plus haut des incohérences scientifiques, mais ajoutez à cela des incohérences matérielles. Cependant, cela a au moins le mérite ici de renforcer les liens entre les protagonistes. On s’intéresse surtout à ce qu’ils font en conséquence de ce qu’il leur arrive. Malgré des galères qui paraissent forcées, on apprécie mieux les réussites.

Et par extension de cette famille, on peut se rendre compte de l’impact social qu’a ce genre de catastrophe. Notamment à travers les comportements de foules et de survie d’autrui. Cela permet de faire un comparatif avec qu’on vit en ce moment.

On peut rire ou pester de l’attitude individualiste ou inquiétante des figurants dans ces intrigues. Néanmoins, notre crise actuelle (moins grave, techniquement) a déjà fait ressortir une certaine panique (et inversement des mouvements laxistes anti-conformistes). Donc quand cela sera plus violent, on peut facilement s’imaginer que la réalité rattrapera la fiction.

 

Du coup ?

Malgré des poncifs inévitables et des adversités artificielles mais fonctionnels, Greenland : Le Dernier Refuge propose un film catastrophe avec un regard bien immersif. Parfois l’ambiance devient presque viscérale.

Les malchances que subissent les protagonistes, au premiers abords, ne donnent pas vraiment envie de fonder une famille, ni de compter sur les autres. Cependant l’expérience est là, on s’imprègne des événements, des choix, des galères. Les réussites sont plus impactantes grâce à une approche moins spectaculaire et plus humaine de ce qu’on peut voir habituellement.

Les films catastrophe de façon générale nous rappellent que nous ne sommes pas à l’abri de se prendre un truc sur le coin de la tête et de la malveillance humaine qu’il pourrait faire ressortir. Et on le voit bien ces temps-ci. Ce long-métrage en particulier (vis-à-vis de son aspect humain) sort à un moment pertinent et résonne comme une sorte d’avertissement (ou de flash forward, pour les plus pessimistes)

 

Si vous avez envie...

… d’alerte présidentielle, de morceaux de comète et de panique humaine, partez à la recherche du dernier refuge !

C'est ? Greenland : Le Dernier Refuge (Greenland)

Durée ? 119 min

Nationalité ?

Sorti le ? 05/08/2020

Vu le ? 14/08/2020

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