

Club Kid
Mon avis rapide
Club Kid est une très belle surprise. C’est simple mais profond et original, aussi drôle que touchant. Il aborde aussi bien les nouvelles responsabilité, que la reconstruction de soi, en passant par la richesse de la communauté queer. Le tout sublimé par une bande-son et une mise en scène exceptionnelles. Le film est intelligent dans sa manière de présenter les choses.
- Modifié le 03/11/2026
Club Kid, vu lors du Club Allociné, est sans doute l’une des meilleures surprises de l’année ! En plus, il m’a fait découvrir une nouvelle salle à Paris.
Pour le coup, je ne savais rien du film. J’y suis allé juste parce qu’Allociné nous avait invité et que j’ai pu ramener le cinépote Soupirs en Technicolor. Je n’avais que quelques visuels pour me donner une idée, à savoir la vie nocturne de la communauté queer.
Et effectivement, les premières minutes sont ce à quoi je m’attendais : le monde de la fête, de la drogue et plus si affinité. Donc pas trop mon univers, bien que cela ne soit pas montré de façon négative. Cependant, dès qu’Arlo débarque, cela prend une tournure très prenante.
En effet, Club Kid devient super profond, en abordant différents thèmes comme celui de la (re)construction de soi, de la parentalité, des nouvelles responsabilités. Mais aussi du regard vers la communauté queer comme celui vers les enfants.
D’autant qu’Arlo est un enfant intelligent. Ce genre ce comédie, on pourrait vite s’attendre à ce qu’il embête le protagoniste et soit le pire boulet. Mais non, de façon originale, c’est même plutôt lui qui pousse son père à devenir meilleur, c’est la première personne qui l’écoute vraiment. La complicité entre les deux personnages est très touchante.
Surtout que pour un premier rôle, Reggie Absolom fait des merveilles. Il transmet toute la dualité entre ce qu’Arlo a vécu et son naturel gentil malgré tout. D’ailleurs, lors de la Q&A à la séance de Club Kid, on a appris qu’il aurait dû jouer dans la série Harry Potter. Comme quoi, les carrières se jouent à pas grand-chose : un programme dans lequel on voit explicitement des personnes trans, alors qu’il aurait pu tomber dans celui qui est produit par une personne qui les détestent.
De même, Jordan Firstman délivre une performance remarquable. Pour un premier film, il maitrise aussi bien devant que derrière la caméra. Avec de longs plans parfois, sublimés par la bande-son et la photographie. De plus, la mise en scène montre la richesse et la diversité de la communauté queer. Simplement, juste on voit des gens se lâcher, expérimenter, s’amuser.
Enfin, Club Kid est drôle. Plusieurs séquences font mouche. Notamment la prise de drogue qui est ici banalisée de façon humoristique. Non pas pour inciter à la débauche, mais surtout montrer l’abus constant, comme si c’était des bonbons. De l’autre côté aussi, les moments touchants réussissent aussi à nous cueillir. Les personnages sont si attachants, aussi bien les principaux que les secondaires. D’ailleurs, très content d’avoir revu Cara Delevingne, que j’avais laissée dans Valerian. Ou encore Diego Calva, que j’avais laissé dans Her Private Hell.
Casting principal
Aaron Applebey, Alaina Surgener, Alaska Riley, Amanda Lepore, André Dae Kim, Angela Fornero, Ann Carr, Annie Henk, Ben Hannon Hubley, Bill Army, Brian D. Cohen, Cara Delevingne, Colleen Camp, Dan Hyman, Dan Kellmer, David Peck, Diego Calva, Edy Modica, Eldar Isgandarov, Ellie White, Ethan Raysor, Franc Ashman, Frank Bourke, Jack Cameron Kay, Jack Eugene Perry, Jack Irv, Jamil Zraikat, Jonah Collins, Jordan Firstman, Kandy Muse, Kirby Howell-Baptiste, Linux Wilkinson, Ludwig Hurtado, Michael Cuby, Michael Khalid Karadsheh, Miss Benny, Nick Barclay, Nick Pinkerton, Nigil Whyte, Paris Petitjean, Reggie Absolom, River Moon, Ruby McCollister, Sam Wilkes, Saturn Risin9, Shawn Dickerson, Shygirl, Tanner Devore, Thomas Moriarty, Travis Jackson, Vicki Pepperdine
Compagnies
Compagnies : A24, Metropolitan FilmExport, Rapt Films, Stay Gold Features, Topic Studios, Twin Productions
Synopsis
Peter est organisateur de soirées à New York dans la communauté queer. Il perd un peu pied, sombre dans la drogue et l’alcool. Jusqu’au jour où on vient lui annoncer qu’il a un fils, Arlo…



