

Yoroï
Mon avis rapide
Yoroï est une chouette proposition qui prolonge l’univers d’Orelsan. De l’action dynamique, des effets spéciaux soignés, numériques comme pratiques. Ça amène un vent de fraicheur dans le cinéma français. Même si l’histoire est perfectible et l’humour désamorce trop par moment, globalement, le film est original.
Titre : Yoroï
Réalisation : David Tomaszewski
Scénario : David Tomaszewski, Orelsan
Nationalité : Français
Casting principal
Compagnies
Compagnies : Amazon Prime Video, Attita, Cinéfrance Studios, France 2 Cinéma, Sony Pictures
Synopsis
Le rappeur Orelsan est à bout. Il quitte tout avec sa femme Nanako pour s’installer secrètement au Japon. Dans leur nouvelle maison, il découvre un puits, dans lequel il déterre une vieille armure magique. Il ne se doute alors aucunement de tous les problèmes que ça va lui poser…
- Modifié le 03/12/2025
Je termine ma trilogie d’avant-première au Grand Rex avec Yoroï !
Après L’Homme qui rétrécit et Chien 51, voici ma dernière avant-première au Grand Rex du mois. L’existence de ce film m’avait un peu surpris car je l’ai appris via l’annonce de ses avant-premières. J’ai raté de peu d’aller voir celle à Caen. Et j’ai eu de justesse celle pour Paris, car les places sont parties en quelques minutes seulement.

L’avant-première de Yoroï au Grand Rex était chouette. Ils ont fait une super porte japonaise à l’entrée et on attendait dans la salle avec une playlist d’Orelsan, tout en regardant les arrivées du tapis rouge, le photocall et les interviews. Quand aux invité·e·s, une immense partie de l’équipe était présente. Dont le réalisateur David Tomaszewski, Clara Choï et Orelsan. Certains proches du rappeur aussi l’avaient accompagné, comme son frère Clément, les beatmakers Skread et Phazz et le manager Ablaye.
C’est l’influenceur geek Terry LTAM qui fut le maître de cérémonie. Il a posé quelques questions en introduction, après avoir accueilli tout le monde sur des tonnerres d’applaudissement. Ce qui nous a permis d’avoir à la fois des infos sur la génèse du projet, mais aussi plusieurs d’anecdotes de tournage croustillantes.
Concernant le film, il s’avère que c’était la version finale. En effet, Orelsan nous a informé qu’ils avaient fini le montage définitif il y a peu. Donc que techniquement, la version des précédentes avant-première n’était pas celle qui allait sortir en salles le 29 octobre !

Yoroï est plutôt sympa, de la pure comédie d’action, avec l’aspect meta d’Orelsan qui joue son propre personnage. Si la plupart du temps c’est drôle, certaines répliques servent juste de désamorçage, ce qui peut alourdir inutilement.
Ensuite, visuellement, c’est très impressionnant. D’abord les VFX sont oufs (encore une fois signés Mac Guff), d’autant que leur présence est pertinente, sans surenchère inutile. Car ils se relaient avec les effets pratiques de qualité (encore une fois par Olivier Afonso), rendant hommage aux vieux films fantastiques japonais. De plus, les scènes d’action sont assez stylées dans l’ensemble. Car les combats sont dynamiques, on sent qu’ils ont bossé là-dessus (notamment Clara)
Pour le coup, la narration m’a quelque peu déçu, car elle est inégale en terme de rythme, donnant l’impression qu’elle s’éparpille par moment. Bien qu’on sait à peu près ce que ça veut raconter, ça met trop de temps sur la longueur puis ça rush sur la fin.
Ce qui est dommage, car la dernière partie est assez surprenante. Elle véhicule un bon mood à la Hurry Up Tomorrow, c’est-à-dire un aspect très personnel et sérieux de l’artiste. Ce qui est super intéressant, car on plonge vraiment dans le fond du propos.




