

L’Homme qui rétrécit
Mon avis rapide
L’Homme qui rétrécit est un pur long-métrage d’aventure qui maitrise son rapport des échelles grâce à la mise en scène, les décors, les costumes, etc… C’est vraiment satisfaisant qu’on sache faire ça et qu’on propose cette qualité en France. Très content de l’avoir découvert en Grand Large lors de son avant-première au Grand Rex.
Titre : L'Homme qui rétrécit
Réalisation : Jan Kounen
Scénario : Christophe Deslandes, Jack Arnold, Jan Kounen, Richard Matheson
Casting principal
Compagnies
Synopsis
Par un phénomène inexpliqué, un homme subit une étrange transformation. Son corps diminue de taille jour après jour. Jusqu’au jour où tout bascule quand il finit piégé dans sa propre cave. Son seul but : s’échapper à tout prix…
- Modifié le 07/11/2025
Je vois L’Homme qui rétrécit dans le plus grand cinéma de France !
Tout d’abord, quand je suis arrivé dans la grande salle du Grand Rex, j’avais complètement zappé que L’Homme qui rétrécit était en Grand Large. Ça expliquait pourquoi on était tous au balcon et que l’équipe, venue introduire la séance, l’était aussi.
Dans un premier temps le réalisateur Jan Kounen, qui nous a rappelé le format de diffusion (et c’est comme ça que j’ai su), en compagnie du producteur Alain Goldman. Après quelques remerciements amusants, car la plupart des collaborateur·ice·s était présent·e·s dans la salle, ils ont accueillit les comédiennes et comédiens.
Ils ont commencé par la plus jeune, Daphné Richard (qui jouait déjà Natacha enfant), qui nous a fait part d’une belle métaphore sur son expérience de tournage. Elle nous a confié que tandis que Jean rétrécit dans le film, elle, elle a grandit car elle a beaucoup appris. Puis Marie-Josée Croze a rejoint la jeune actrice, ainsi que le très attendu Jean Dujardin. Ils nous ont notamment beaucoup remercié d’être venus nombreux ce soir-là.
Pour en venir au film, qui adapte le roman de Richard Matheson*, je l’ai trouvé tout simplement fascinant. Le sentiment d’exploration que je recherche dans ce genre d’aventure m’a très vite pris, après une phase drame-fantastique pertinente.
Le plus réussi reste le rapport d’échelle, que je trouve maîtrisé de bout en bout. On le doit à la mise en scène, les cadrages, les décors, les costumes, etc… Bref, on redécouvre les objets et situations du quotidien sous un nouvel angle. C’est clairement ce qui m’avait manqué dans Downsizing. D’autant qu’ici, le Grand Large avait tout son intérêt. Je déconseille juste aux arachnophobes…
Il faut dire aussi que L’Homme qui rétrécit performe dans ses VFX ultra soignés, par le studio MacGuff. Ça me fait particulièrement plaisir quand c’est du made in France, car cela prouve qu’on sait le faire.
Ainsi, on se retrouve avec un pur film d’aventure qui fonctionne parfaitement. Bien qu’on sache ce qu’il veut raconter dans le fond, les tensions que rencontre le protagoniste restent prenantes. Certes, on peut retrouver quelques défauts d’écriture ici et là, notamment dans certains comportements inutiles du héros. Ou la voix-off qui me sort un peu la plupart du temps. Néanmoins, l’exploration du monde à son échelle reste captivante. D’autant sur la merveilleuse musique d’Alexandre Desplat.

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