

Chien 51
Mon avis rapide
Chien 51 prouve encore une fois qu’on peut montrer de la grosse SF en France, au moins visuellement. Cependant, elle rejoint l’impression que j’avais sur Dalloway. À savoir un monde SF assez bien présenté, mais qui ne va pas jusqu’au bout de sa réflexion. Alors qu’il y avait plusieurs points à bon potentiel. D’autant qu’ici, le film réinterprète peu de codes, plutôt recyclés pour la plupart.
Titre : Chien 51
Réalisation : Cédric Jimenez
Scénario : Cédric Jimenez, Laurent Gaudé, Olivier Demangel
Nationalité : Français
Casting principal
Compagnies
Compagnies : Artémis Productions, Chi-Fou-Mi Productions, France 2 Cinéma, Jim Films, STUDIOCANAL
Synopsis
Dans un Paris futuriste, où une IA contrôle la sécurité de la ville, son créateur est abattu chez lui. Zem et Salia, deux policiers, vont s’associer pour enquêter sur ce meurtre…
- Modifié le 07/11/2025
Nouvelle avant-première au Grand Rex avec Chien 51 !
À l’annonce du film, je me demandais si on allait avoir un Blade Runner français. Bon, pas tout à fait, mais c’est un bon début. Mais d’abord, un petit retour sur l’avant-première officielle au Grand Rex.

Une bonne partie de l’équipe était présente, à commencer par le producteur Hugo Sélignac et l’auteur du livre original Laurent Gaudé. Les acteur·ice·s secondaires aussi étaient là, avec Lala &ce, Thomas Bangalter, Stéphane Bak et Cyril Lecomte. Et bien sûr, le duo principal composé de Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos. C’était surtout des remerciements de chacun·e. Apparemment, c’était la première avant-première d’Adèle devant autant de personnes.
Pour en venir à Chien 51, techniquement et visuellement, il n’a pas menti lors de ses promotions. Quand j’ai appris que c’était le nouveau film de Cédric Jimenez, j’avais hâte. En effet, sa mise en scène d’action à travers la police m’avait beaucoup plus dans ses précédents longs-métrages (Novembre et encore avant BAC NORD). Ainsi, les mêler dans de la SF, ça allait être dingue. Et effectivement, on retrouve de ça. Il soigne toujours autant les scènes d’action, les rend énergiques.
Aussi, la partie SF est de qualité et on a le temps de bien comprendre certains fonctionnements. On profite notamment d’un Paris futuriste. Je trouve ça chouette de proposer ça visuellement en France.
Au niveau du casting, on a pas mal de têtes connues. C’est sympa de voir Artus dans un rôle aussi intense, bien que son perso nage soit déjà vu et revu. De même, le duo Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos fonctionne, mais sans proposer quelque chose de vraiment novateur.
D’ailleurs, c’est surtout l’histoire qui comporte quelques défauts. Je ne sais pas si le livre original* de Laurent Gaudé comporte déjà ces défauts. Dans sa construction, elle manque de précision et pourrait aller plus loin sur certains points. Tandis que d’autres, elle aurait pu s’en passer. En fait, elle propose beaucoup d’éléments super intéressants, qu’elle aurait pu être mieux exploiter. Sans compter que si on s’intéresse un peu au fonctionnement d’une IA, on remarque vite les méconnaissances techniques actuelles dans le film.
Globalement, Chien 51 intègre pas mal de codes classiques du genre. Sauf que qu’il n’en réinterprète pas beaucoup. D’autant que j’ai quelques fois perdu le fil de l’intrigue.

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