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Dalloway Poster

Dalloway

Mon avis rapide

Dalloway propose de la SF à la française d’une part de façon solide, avec une présentation claire et complète d’un univers intéressant et visuellement abouti. Mais d’autre part, la réflexion ne va pas assez loin et se contente de rester dans quelque chose de classique. Le film s’encombre même de quelques poncifs évitables.

Ma note

Picto Nice JVC

Visionnage

Sorti le 17/09/2025

Vu le 26/09/2025

Synopsis

Clarissa est écrivaine, logeant dans une résidence futuriste pour artiste. Mais l’utilisation de son intelligence artificielle va lui faire remonter de douloureux souvenirs…

Dalloway est le nouveau Yann Gozlan, un thriller de nouveau sans Pierre Niney. Fera-t-il mieux que la dernière fois ?

En effet, son précédent film, Visions, m’avait un peu déçu par son aspect beaucoup trop onirique et mystérieux sans réponse. Donc pour celui-ci, j’étais content qu’il revienne à quelque chose de plus terre-à-terre. D’autant qu’il se met à la science-fiction, ce qui est encore plus intéressant.

Pour le coup, Dalloway propose quelques réflexions sur l’Intelligence Artificielle pertinente. Comme l’indiquait l’extrait de l’interview des deux comédiennes, Cécile de France et Mylène Farmer. Après, on sent que la fabrication du long-métrage précède ou avait lieu au tout début de l’ère des chatbots. Car certains usages manque de réalisme. Mais bon, ça va tellement vite de ce côté, que c’est compliqué d’arriver à produire quelque chose de super à jour.

J’ai beaucoup aimé les interfaces graphiques utilisateur du film. Un plaisir pour moi en tant que motion designer. De plus, la présentation de la technologie de l’intrigue est plutôt propre. On est purement dans de la SF, pas cheap et qui prend le temps de dévoiler son univers.

Aussi, le multi-langage m’a amusé, car je me faisais la réflexion de savoir si quelqu’un pouvait penser que Dalloway était américain. Qu’il serait sur surprenant d’entendre parler français et chercher à voir plutôt la VO. Mais non, c’est bien français de base.

Malheureusement, c’est peut-être aussi le défaut de Dalloway. Car la réflexion autour de l’IA ne va pas assez loin. En fait, ça manque d’un réel enjeu, quelque chose de plus impactant. Je m’attendais à une fin qui retourne plus que ça. Ici, on se content de mêler des références au COVID, avec de l’écologie et du Big Brother. Ce qui entraîne par moment des poncifs.

De plus, le découpage narratif est un peu étrange, car le film passe d’un sujet à un autre sans transition. Par exemple au début, l’intrigue se centre sur l’héroïne et ses problématiques. Puis d’un coup, on part dans un délire conspirationniste, sans nous préparer. D’autant que tout escalade rapidement, pour aller là où ça doit aller. Dans le sens que l’héroïne réagit de plus en plus vite. Ce qui rend la menace présente, mais sans qu’on sache son intérêt ou son utilité.

En tout cas, la proposition reste intéressante et a beaucoup de potentiel.

Regardez la bande-annonce de Dalloway

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