

Obsession
Mon avis rapide
Très content d’avoir découvert Obsession. Son concept tordu tient tout du long. La partie horreur se fait grâce à une ambiance réussie, des comportements dérangeants plus qu’horrifiques. On est en tension constante car ça peut partir en vrille à tout moment. D’autant que l’intrigue en dit long sur des comportements réels dans les relations humaines. C’est ça aussi le cinéma, le pouvoir pousser les curseurs à fond grâce au fantastique.
Titre : Obsession
Réalisation : Curry Barker
Scénario : Curry Barker, Jeff Barker
Nationalité : Américain
Casting principal
Andy Richter, Anthony Casabianca, Anthony Pavone, Chloe Breen, Cooper Tomlinson, Curry Barker, Danielle Krett, Darin Toonder, Haley Fitzgerald, Inde Navarrette, Jeff Barker, Justice, Kyle Blumenthal, Malcolm Kelner, Manny Liotta, Matthew Jackson, Megan Lawless, Michael Johnston, Sabina Tenorio, Travis Beck
Compagnies
Compagnies : Blumhouse Productions, Capstone Pictures, Tea Shop Productions, Under the Shell
Synopsis
Baron dit “Bear” en pince pour Nikki, son amie et collègue de boulot. Mais comme il n’ose pas lui avouer ses sentiments, il se repose sur un achat compulsif. Celui d’un jouet en apparence, qui permet de réaliser n’importe quel vœu unique. Il décide alors de s’en servir pour que son crush soit amoureuse de lui. Bien que la magie opère étonnamment, il va petit à petit se rendre compte que Nikki sera plus envahissante qu’il ne le souhaitait…
- Modifié le 08/06/2026
C’est quoi réellement une obsession amoureuse ?
Ce qui frappe le plus avec Obsession est son concept de base, qui s’avère particulièrement original. En effet, l’intrigue rappelle nos difficultés à bien énoncer nos vœux. Ce qui peut d’ailleurs faire écho avec l’intelligence artificielle, pour laquelle l’humain peine à conceptualiser ses propres désirs profonds. Par conséquent ici, l’entité de Nikki applique les ordres de manière littérale. Tout comme une IA, elle agit sans aucune morale et sans la moindre conscience humaine, juste pour atteindre son objectif.
Ensuite, le casting du film se révèle hautement satisfaisant. Le duo principal donne absolument tout pour habiter les rôles. Spécialement Inde Navarrette, qui se montre terriblement efficace et vraiment flippante. Son jeu instaure une gêne immédiate. Une “overly-attached girlfriend” (pour celles et ceux qui ont la réf) mais puissance 1000…
D’ailleurs, l’horreur d’Obsession réside principalement dans l’étrange et le dérangeant. Le réalisateur, Curry Barker, évite heureusement les jumpscares gratuits ou faciles. En revanche, la peur s’installe grâce aux cadrages chirurgicaux, ou encore grâce au positionnement de la fille dans l’espace.
De même, c’est aussi les comportements de Nikki, qui restent réalistes et réalisables physiquement par un être humain. Pourtant, aucune personnes normale n’agirait de cette façon et c’est cette anomalie qui engendre une tension constante durant tout le film. Car la situation peut vriller à chaque instant. Finalement, l’ambiance générale propose une descente en enfer progressive.
Ainsi, cette trajectoire rappelle de véritables pépites du cinéma de genre. Je pense notamment aux Évanouis ou surtout Together, qui lui partage le thème des relations amoureuses extrêmes.
Enfin, la photographie d’obsession se montre très soignée. Les techniciens proposent de superbes idées concernant la gestion de la lumière. Qui plus est avec une bande-son aux petits oignons.
Cependant, un bémol subsiste et il concerne le point de vue de la fille. Nous ne possédons pas son ressenti interne. Manifestement, le personnage n’est plus vraiment lui-même à l’écran. Peut-être que ce choix artistique reste purement volontaire. Cela évoque directement les dynamiques complexes de l’emprise maritale et du consentement. D’autant que le protagoniste n’est pas non plus tout blanc.




