

Marsupilami
Mon avis rapide
Marsupilami m’aura déçu. Philippe Lacheau arrivait jusque là à trouver encore des bonnes idées. Mais ici c’est bien moins prenant et plutôt pesant. On retrouve les mêmes blagues et situations habituelles. La plupart de ses potes jouent les mêmes rôles ou des personnages inutiles, juste pour être dedans. Malgré un design discutable, l’effort d’un Marsu en animatronique fait plaisir. Tout comme les animations 3D de l’animal. Mais à part ça, l’intrigue est molle et sert d’excuse pour juste forcer le rire. Je ne suis donc plus la cible pour ce coup-ci.
Titre : Marsupilami
Réalisation : Philippe Lacheau
Scénario : André Franquin, Julien Arruti, Philippe Lacheau, Pierre Dudan (II)
Casting principal
Alban Ivanov, Alexandros Giannou, Booder, Catherine Giron, Corentin Guillot, David Faure, Didier Bourdon, Élodie Fontan, Gérard Jugnot, Jamel Debbouze, Jamel Elgharbi, Jean Reno, Joseph Etje, Julien Arruti, Kamel Laadaili, Paco Boisson, Philippe Lacheau, Polina Rushe, Reem Kherici, Romain Lancry, Tarek Boudali, Vincent Desagnat, Youssef Sahraoui
Compagnies
Compagnies : Artémis Productions, BAF Prod, Logical Content Ventures, Pathé Films, TF1 Films Production
Synopsis
David est employé dans un zoo et son patron véreux lui colle une mission qu’il ne peut pas refuser. À savoir transiter un bien de Palombie jusqu’à la France, sous couverture d’une croisière en famille. Sauf que le colis cache en réalité un animal exotique très rare…
- Modifié le 26/02/2026
Seconde avant première au Grand Rex de la semaine avec Marsupilami !
J’enchaîne les avant-premières équipe au Grand Rex cette semaine, après Retour à Silent Hill. Ainsi, Marsupilami ajoute à mon compteur une nouvelle avant-première traditionnelle de la Bande à Fifi. Car depuis Babysitting 2, j’en ai vues pas mal !
Dès l’entrée à l’extérieure, on pouvait trouver un bébé Marsu juché sur le porche du Grand Rex. De plus, les spectateurs qui pouvaient entrer par cette porte pouvait aussi faire une photo avec la version mascotte.

Ensuite, dans la salle, un petit sac accueillait chaque siège du balcon. À l’intérieur, on y retrouvait plusieurs goodies. Dont un masque et un crayon à l’effigie de l’animal. Mais aussi un exemplaire du Journal de Spirou, spécial Marsupilami. Cela m’a touché car j’étais abonné pendant de nombreuses années à cet hebdomadaire. Donc c’était un plaisir, avec une touche de nostalgie d’avoir un nouvel exemplaire de ce magazine à lire.
Puis, l’équipe est arrivée sur scène. D’abord le producteur Jérôme Seydoux, accompagné du Marsu, qui ont accueilli Philippe Lacheau. Qui lui-même a reçu les autres producteurs puis le casting. Parmi eux on pouvait retrouver Jamel Debbouze, les membres de la Bande à Fifi ou encore Alban Ivanov.
Pour le coup, ils ont pas dit grand-chose, si ce n’est des remerciements et quelques blagues par rapport au tournage. Ils sont même revenus à la fin du générique, pour saluer une dernière fois le public.

En l’occurrence, j’étais intrigué de voir comment Philippe Lacheau et sa bande allaient adapter le Marsupilami. Surtout après qu’Alain Chabat se soit déjà occupé de la précédente aventure. Qui plus est, avec Jamel Debbouze. Donc encore plus curieux de voir s’ils allaient relier les 2 films.
Jusqu’à maintenant, les comédies de Philippe Lacheau m’avaient toujours plu. J’attendais donc ce nouveau projet en espérant que ça tienne toujours la route. Car il s’agit d’un personnage culte de la BD franco-belge. D’autant que l’avant-première au Grand Rex ne m’aura pas fait profiter de l’IMAX. Car c’est assez rare pour un film français (bien que comme il s’agisse d’une production Pathé, c’est l’occasion de rentabiliser les salles IMAX) Alors qu’en est-il ?
Eh bien c’est ce que je craignais, qu’il s’agisse du film bascule. Dans celui-ci, la cible est beaucoup plus jeune, donc on sent qu’ils ont baissé le niveau de complexité. Mais malheureusement, la qualité aussi a baissé.
L’écriture de Marsupilami est vraiment moyenne. Les blagues et les situations improbables polluent l’avancement de l’intrigue. De plus, la désamorce constante décrédibilisent les moments d’émotion. D’habitude, ils arrivaient à intégrer les gags à l’intrigue, c’était la force de ce qui me faisait encore apprécier les comédies réalisées par Philippe Lacheau.
Ici, on retrouve beaucoup trop les mêmes gags habituels, les mêmes situations que les précédents films. Ça manque d’une vraie prise de risque et surtout de nouveautés. Par exemple, le couple principal se disputent encore physiquement et par punchline. Ou encore Julien Arruti joue toujours le même personnage. De même, plutôt une déception pour Jamel Debbouze, qui en plus ne semble faire aucun lien avec la version de Chabat.
Malgré quelques guests sympa, la présence de certains personages semble servir uniquement pour que les potes de la bande soient dans le film. Par exemple, l’arc narratif de Tarek Boudali est totalement osef. Pire, Reem Kherici a un rôle aussi inédit que dispensable.
Sans parler de sujets qui sur le papier semblaient intéressant, mais qui ne sont que survolés. Certains sont mêmes de pans de l’histoire, qu’on ne voit que quelques minutes. Alors que ça me semblait important à traiter.
Aussi, Marsupilami fait beaucoup de références à d’autres films. Dans l’idée c’est marrant et j’apprécie les clins d’œil (Philippe Lacheau est avant tout un cinéphile) Ça permet, comme j’ai pu entendre dans le métro après la séance, aux parents d’expliquer aux enfants. Car on a du Jurassic Parc, du Top Gun, du E.T., etc… Mais souvent c’est la réf pour la réf, bien qu’une scène en particulier m’a plu. Car elle a le mérite d’être la seule qui mélange de façon improbable cet animal culte avec une licence très connue.
D’ailleurs, je souligne tout de même l’effort d’avoir fait le bébé Marsu en animatronique pour la plupart des plans serrés. Et de utiliser l’image de synthèse avec parcimonie. Même si je ne suis pas hyper fan du design, certaines animations sont vraiment bien, dynamiques et donnent envie d’en voir plus.
En tout cas, la salle a rigolé, ce qui prouve que ce Marsupilami est calibré pour son audience. Je ne suis pour cette fois-ci plus la cible.





