

Marama
Mon avis rapide
Marama est une bonne proposition visuelle en terme d’ambiance gothique. Pour un premier long-métrage, la qualité technique est saisissante. De plus, il a le mérite de mettre en avant la culture maori et la colonisation de la Nouvelle-Zélande, assez rare au cinéma. Cependant, la narration est assez brouillon, cassant le rythme et le rendant ennuyant.
Synopsis
1859, Mary, d’origine Maori, reçoit une convocation d’un certain Thomas Boyd, en Angleterre. Logeant quelques jours dans la résidence de Nathaniel Cole, elle va petit à petit enquêter sur ses origines et surtout sur sa sœur jumelle disparue…
- Modifié le 19/12/2025
Marama est le dernier film en compétition du dimanche que j’ai vu au PIFFF 2025 !
Pour commencer, le réalisateur Taratoa Shappard est venu présenter le film. Qui plus est dans un français étonnamment parfait. Puis, il est revenu pour une session de questions-réponses. Il nous a notamment raconté l’histoire de ses ancêtres, avec photos à l’appuie, qui l’a inspiré pour son premier long-métrage.
D’ailleurs, il espère avoir créé le sous-genre de l’horreur gothique maori. Cependant, une question, sur l’explication de la Mana, est restée en suspend. Enfin, la très jeune actrice, qui joue Anna, venue tout droit de la Nouvelle-Zélande, l’a rejoint sur scène à la fin.
Quand à Marama, pour un premier long métrage, la technique est plutôt saisissante. En effet, que ce soit la photographie, les costumes, les décors ou encore le make-up, on sent le talent des corps de métiers.
Aussi, le film a le mérite de mettre en avant de la culture maori. Mais surtout la colonisation de la Nouvelle-Zélande, qu’on ne voit pas souvent au cinéma. Ici, l’ambiance gothique fonctionne bien et est assez prenante.
Cependant, Marama souffre d’un manque de surprise. De plus, la narration parait floue par moment. Je pense notamment aux flashs back mal amenés, qui cassent le rythme. Par exemple, j’ai eu du mal à cerner correctement les liens de parentés entre les personnages. Ainsi, le film s’en retrouvant ennuyant et long pour rien.




