Soul

Dernier film de l’année 2020, depuis chez moi. Mais quel film !

Quoi ?

Un professeur de musique new yorkais décroche enfin le job de ses rêves : jouer dans un concert de jazz ! Alors qu’il annonce la nouvelle à ses amis par téléphone, il tombe dans un trou. Il se retrouve alors sous une forme étrange, dans un monde étrange

Alors ?

Exceptionnellement (enfin j’espère), le dernier Pixar sort directement sur la plateforme de sVOD Disney+. J’aurai préféré le voir en salle, bien évidemment, mais il a été repoussé puis déprogrammé. Heureusement, il me touche tellement que cela compense.

Techniquement, je ne reviendrai pas vraiment sur le savoir-faire des studios Pixar, tant ils sont au dessus de tout. Sur certains plans, on ne sait plus s’il s’agit d’un film live ou d’image de synthèse. Le rendu et l’éclairage sont d’une précision incroyable. De plus, la direction artistique des personnages humains pioche avec justesse aussi bien dans la caricature que dans le réalisme. On ressent toute l’effervescence de New York. Petit bémol sur le chat, qui ressemble un peu trop à Chloé dans Comme Des Bêtes.

L’histoire alterne entre le monde des humains et le monde des âmes. Ce dernier reste sobre, épuré. À ma grande surprise, le motion design prend une place pertinente et ajoute une dimension spectrale fascinante.

On pourrait croire qu’il s’agit d’un film sur la musique. Qu’elle a le rôle principal, qu’elle est la réponse à tout etc… Alors que pas du tout. Il s’agit avant tout d’une belle histoire basée sur un questionnement : qu’est-ce qui nous rend unique ? On parle ici de l’étincelle qui anime les personnalités. Et le voyage est captivant !

Il s’agit sans doute du long-métrage le plus poétique et le plus philosophique de Pixar. Beaucoup de sujets abstraits pourront échapper aux plus petits (et parfois aux grands). Ceux qui seront largués pourront toujours se concentrer sur la beauté de l’animation. Ne vous attendez pas à une ou plusieurs scènes marquantes, émotionnellement parlant. Ils en ont déjà fait pas mal par le passé. Ici, c’est pas qu’il n’y a pas d’émotion, disons qu’elle est plutôt distillée un peu partout. Ce qui n’est pas mauvais non plus. Mais pour ceux qui tiendront le coup, ils ne le regretteront pas. Soul pose des questions très intéressantes et illustre avec douceurs des notions métaphysiques. Prévoir quelques passages un peu flippants pour les plus jeunes ou sensibles.

Du côté du casting, je l’ai vu principalement en VF. Omar Sy et Camille Cottin apportent un duo amusant, en se complétant parfaitement. J’ai survolé la VO juste après, histoire d’entendre un peu Jamie Foxx en jazz man, Tina Fey et ado reloue. Ils donnent une toute autre belle énergie. Mais mon préféré reste Richard Ayoade (IT Crowd) hilarant, en employé modèle.

Du coup ?

Soul arrive pour moi directement dans les meilleures places des films Pixar. Le fabuleux voyage philosophique s’illustre d’une animation magnifique. La pointe d’innovation technique, mêlant 3D et Motion Design, qui apporte une vision onirique de la vie. Il ne plaira certainement pas à tout le monde. Sa force réside dans son originalité, mais demeure plus cérébral qu’émouvant. Loin d’être froid, on s’interroge simplement en poésie.

Si vous avez envie...

… de découvrir ce qu’il y a avant la vie, de parler philo avec votre coiffeur et de jazzer de tout votre cœur, trouvez donc l’étincelle de votre Soul !

C'est ? Soul

Genre ? ,

Durée ? 100 min

Nationalité ?

Sorti le ? 25/12/2020

Vu le ? 26/12/2020

Où ?

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