

Sans Filtre
Mon avis rapide
Sans Filtre met en place son intrigue de façon intrigante, grâce à un naturel très immersif et une réalisation prenante. De telle sorte qu’on sent le message sous-jacent, que tout semble raconter un propos. Cependant, le concept semble s’étirer, sans qu’on parvienne réellement à en voir le bout.
Ma note

Visionnage
Sorti le 28/09/2022
Vu le 17/10/2022
Casting principal
Compagnies
Synopsis
Yaya et Carl forme un jeune couple de mannequin. Ils gagnent un séjour sur un yacht prestigieux, accessible qu’à une certaine élite. Mais lors du fameux repas du commandant, tout ne va pas se passer comme prévu…
- Modifié le 30/01/2025
L’avantage d’avoir eu la Palme d’Or, c’est que je peux aller voir Sans Filtre en vo au ciné près de chez moi.
Jusqu’ici, Sans Filtre fait partie des rares film ayant obtenu la Palme d’Or que je suis allé voir. En effet, ce n’est pas forcément un label qui m’attire. Pour ainsi dire, je crois qu’il s’agit seulement de ma 3e fois en salle, après Dheepan en 2015 et Parasite en 2019.
Concernant celui-ci, tout d’abord, je trouve la réalisation de Ruben Östlund prenante. J’ai le sentiment que la caméra se pose toujours au bon endroit. De plus, le montage propose des plans longs, ce qui laisse le temps aux personnages de s’exprimer.
Ensuite, la partie comédie reste très subtile tout du long. On ne rit pas à gorge déployée, cela se passe plutôt dans le ton du film. Qui n’en est pas moins intéressant, notamment dans la dernière partie. Puisqu’à ce moment, le comportement des protagonistes dénote avec la réelle situation. J’imagine qu’il s’agit avant tout de beaucoup de symbolique.
Notons que le gros thème de Sans Filtre porte sur la richesse et plus particulièrement l’effondrement du capitalisme. Et ce, à l’aide du rapport que les personnages ont à l’argent.
Néanmoins, je ne sais pas trop où cela nous mène, ni la réelle moralité de l’histoire. Même si j’aime beaucoup la musique de fin (utilisée dans la bande-annonce), Marea (We’ve Lost Dancing) de Fred Again.. Les deux premières parties du film posent les bases, tandis que la dernière éternise le concept.
Heureusement, le casting permet de ne pas trop s’ennuyer. À commencer par la regrettée Charlbi Dean, qui nous a quitté en août dernier, quelques temps après le Festival de Cannes. Elle avait beaucoup de potentiel, c’est le premier film dans lequel je la voyais. Du fait qu’elle jouait une mannequin, ça lui collait parfaitement (puisqu’elle a commencé par le mannequinat)
Ensuite, Harry Dickinson (Maléfique 2, The King’s Man et dernièrement Coup de Théâtre) crée une parfaite contradiction entre son physique athlétique et le manque de confiance de son personnage. Enfin, Woody Harrelson, qu’on ne présente plus, semble vraiment maîtriser le vieux loup alcoolique. Un délice, bien que j’aie l’impression de le voir souvent dans ce rôle.
En fait, aussi bien dans le casting principal que les seconds rôles (par exemple la suédoise Alicia Eriksson), chacun propose un jeu très naturel. On observe ainsi les différentes scènes comme si on y était.