

Rumba La Vie
Mon avis rapide
Je n’en attendais pas moins de Rumba La Vie. Franck Dubosc continue de nous montrer ses solides capacités de réalisateur et d’auteur. On s’attache assez vite à ce chauffeur de bus, mais également à son entourage. Cette quête père-fille aux premiers abord classique, arrive à rester original grâce à un déroulement plus intelligent qu’on ne peut le penser.
Ma note

Visionnage
Sorti le 24/08/2022
Vu le 31/08/2022
Synopsis
Tony Quentin, chauffeur de bus solitaire et un peu aigri, fume trop. Après un malaise, il décide de revoir son ex-femme, afin de lui dire au revoir (au cas où) Elle lui apprend cependant qu’ils ont eu une fille, Maria, qui donne des cours de danse à Paris. Ne sachant comment l’aborder, Tony va alors s’inscrire au cours, alors qu’il n’a jamais dansé de sa vie…
- Modifié le 30/01/2025
Avec Rumba La Vie, Franck Dubosc revient devant et derrière la caméra, pour mon plus grand plaisir !
Pour moi, Franck Dubosc avait réussi son passage à la réalisation avec Tout Le Monde Debout, car je l’avais beaucoup apprécié. Son nouveau film Rumba La Vie m’intéressait donc particulièrement.
Et une fois de plus, on retrouve une bonne partie de la poésie de Dubosc, notamment dans les dialogues. Il n’a notamment pas pu s’empêcher de caler quelques références et des blagues issues des Pour Toi Public, que j’ai beaucoup regardé plus jeune. Tout cela donne une vraie personnalité reconnaissable au film.
En effet, l’intrigue part d’une idée assez simple et en apparence classique, pourtant, le film reste suffisamment original. Il s’extirpe des clichés avec un enchaînement de situations intelligentes.
L’écriture des personnages reste un atout, avec des personnalités distinguables et complétant le protagoniste. Dans Rumba La Vie, on ne peut détester personne, car tout le monde apporte son lot de tendresse et de comique. D’autant que la foule de comédiens et comédiennes fait complètement mouche.
Tout d’abord avec Louna Espinosa (Maria), qui pour sa première apparition au cinéma, allie parfaitement danse et sensibilité dans le jeu. Ensuite, les amis (Gilles et Fanny) épaulent pertinemment le héros. Jean-Pierre Darroussin et Marie-Philomène Nga offre une prestation suffisamment touchante pour qu’on s’attache très vite à eux. Aussi, le rôle ponctuel de Michel Houellebecq (Docteur Mory) apporte l’humour cynique qu’il faut, sans déborder ou tirer la couverture. Enfin, Franck Dubosc en tant que Tony est très crédible. Car il ne surjoue jamais l’empoté ou le nul de départ. Son personnage semble impliqué réellement dans son apprentissage, en parallèle de celui de l’acteur. Ainsi, on a envie de le suivre jusqu’au bout pour voir de quoi il est capable.
Quant à la réalisation, elle nous propose des images plus que propres, avec un vrai travail de découpage, de composition et de lumière. Déjà sur son premier film, Franck Dubosc a fait appel à Ludovic Colbeau-Justin pour la photographie et cela apporte énormément. Car le film ne se repose pas que sur son aspect comédie.
D’ailleurs, ce dernier fonctionne plus ou moins bien, rendant Rumba La Vie un peu moins touchant dans sa globalité que son prédécesseur. Néanmoins, ici on se concentre à moins faire rire dans le dernier tiers et cela compense bien. On a beaucoup d’empathie pour le héros, tout en respectant tout ce qui a été amené jusqu’à la fin.