

La Proie d’une Ombre
Mon avis rapide
Très original. La tension quasi constante de La Proie d’une Ombre nous emmène dans plusieurs réflexions. Jusqu’à la fin on cherche la vérité, la solution de l’énigme. Les éléments intrigants parsèment l’enquête de cette femme isolée. Ce qui permet de ne jamais décrocher, malgré un rythme lent. Prévoyez de bons ascenseurs émotionnels.
Titre : La Proie d’une Ombre (The Night House)
Réalisation : David Bruckner
Nationalité : Américain, Britannique
Casting principal
Compagnies
Compagnies : Phantom Four, Searchlight Pictures, Walt Disney Studios Motion Pictures
Synopsis
Depuis la mort d’Owen, Beth vit seule dans leur grande maison au bord d’un lac. Une présence inquiétante agite ses nuits. De plus, en rangeant les affaires de son défunt mari, la jeune veuve va commencer à découvrir des secrets cachés jusqu’à maintenant…
- Modifié le 30/01/2025
La Proie d’une Ombre correspond tellement au film. Il faut souligner quand un choix de titre français est très pertinent !
La Proie d’une Ombre a plutôt des notes pas terribles. Pourtant, je l’ai trouvé vraiment intéressant. La tension s’installe tout du long, je ne suis jamais ennuyé. En effet, même quand les retombées se pointent doucement, il reste toujours un élément pour maintenir l’attention. Jusqu’à la fin on n’a aucune idée de s’il s’agit de paranoïa ou pas.
L’enquête prend bien son temps. Néanmoins, chaque indice trouvé dans La Proie d’une Ombre alimente différentes issues possibles. Les quelques jump-scares font bien flipper, sans aucune gratuité.
J’ai été également captivé par les différents traumatismes abordés, grâce à la touche de fantastique bien inquiétante. La mise en scène ne donne pas de spectacle, elle reste dans la retenue, la suggestion, afin de ne jamais tomber dans le grotesque. Sauf à la fin, où l’on frôle vraiment de peu le ridicule. Heureusement, ça ne dure pas assez longtemps pour décrocher.
Le film est très original au final. Il peut donner un air d’Invisible Man, sauf qu’ici l’héroïne cherche la confrontation. Rebecca Hall arrive parfaitement à sortir des schémas classiques de ce genre d’histoire. Ce qui donne une ambiance à la fois stressante et accueillante. Notamment une scène magnifique de sens, qui débouche sur un ascenseur émotionnel brutal.