

Kung-Fu Zohra
Mon avis rapide
La manière de mélanger improbablement les violences conjugales et les arts martiaux de Kung-Fu Zohra me convient. Il aborde suffisamment les sujets pour qu’on saisisse les enjeux, sans entrer dans le larmoyant facile. Je n’ai pas l’impression qu’on rigole de cette situation, au contraire, on montre l’état d’esprit d’une victime. Clairement pas parfait, il arrive tout de même à proposer un genre original et bien mis en scène.
Ma note

Visionnage
Sorti le 09/03/2022
Vu le 21/03/2022
Titre : Kung-Fu Zohra
Réalisation : Mabrouk el Mechri
Scénario : Mabrouk el Mechri
Nationalité : Français
Synopsis
Zohra, une femme victime de violences conjugales, aimerait bien quitter son mari. Hélas, elle craint de perdre la garde de sa fille. Elle décide alors de prendre des cours de kung-fu, avec le gardien du gymnase dans lequel elle travaille…
- Modifié le 30/01/2025
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Le mélange des genres improbables de Kung-Fu Zohra le rend particulièrement intéressant. Il met en avant plutôt le drame social que les arts martiaux et c’est tant mieux. Cela permet en effet de mieux amener cet aspect d’action.
Ici, on représente de façon assez large les violences conjugales, sans nécessairement en rire pour autant. On cerne facilement la personnalité de l’héroïne et ses choix. Sabrina Ouazani semble aussi s’impliquer profondément dans les combats, qui restent très physiques et bien chorégraphiés. Quant à Ramzi Bedia, son incarnation en mari violent en est même aussi inédit que déroutant. Il évite d’être trop manichéen, son comportement manipulateur peut même nous atteindre. Enfin, le film mêle avec intelligence féminisme et minorités ethniques, qui constitue exclusivement le casting principal. On ne tombe jamais dans le pathos, juste suffisamment d’éléments pour nous présenter la situation.
Après, malgré les 94 minutes, Kung-Fu Zohra paraît un peu long. Car l’ascension de la protagoniste met du temps à se mettre en place. Aussi, je trouve dommage que les personnages secondaires ne se cantonnent qu’à des fonctions scénaristiques. De plus, l’épilogue vraiment gratuit pendant le générique gâche presque l’expérience.