Les Incognitos

Encore un film sorti en décembre que je voulais voir. L’année 2020 d’animation débute en trombe !

Quoi ?

Le meilleur agent secret de l’Agence se nomme Lance Sterling. Grâce à tous ses gadgets futuristes et son style inimitable, il parvient à mettre la main sur une mallette, contenant un dangereux drone. Mais en revenant au QG, tout ne se passe pas comme prévu. Réussissant à s’échapper, il ne peut compter désormais que sur un petit génie, Walter Beckett. Il crée des inventions hors du commun et souvent considérés comme inoffensifs ou bizarres. Alors que Lance veut devenir invisible, il se transforme finalement en… pigeon ! Pourrait-il sauver ses pairs d’une immense menace, malgré son apparence ?

Alors ?

Blue Sky m’avait laissé sur des notes pas terribles ces derniers temps. Entre une suite tout juste passable de Rio et un énième épisode fatiguant de L’Âge de Glace, il a fallu attendre 2017 avec Ferdinand pour qu’ils se relancent. Aujourd’hui encore, ils proposent une nouvelle licence (bien qu’inspirée du court-métrage Pigeon : Impossible de Lucas Martell)

Les Incognitos respire le fun du début jusqu’à la fin. Il n’amuse pas seulement, il réussit aussi totalement à mélanger les codes avec intelligence.

Vous retrouverez évidemment l’ambiance du film d’espionnage et les grands arcs narratifs de l’animation, sans jamais abuser. Il jongle parfaitement entre les obligations et l’originalité.

J’ai traversé tout Paris malgré les grèves et payé ma place plein tarif pour aller le voir en VO. Et je ne regrette pas. Le duo Will Smith et Tom Holland fonctionne harmonieusement. Tout comme le film, chacun pioche dans ce pourquoi on les apprécie et en même temps, ils ouvrent de nouvelles palettes qui caractérisent avec sérieux leur personnage. Il est amusant de retrouver Tom Holland à Venise et qu’il se fait ici aussi poursuivre par des drones… De plus, rien qu’en bande-annonce le méchant possède un charisme instantanément validé. Dommage qu’on ne pousse pas plus son rôle, qui se limite à une fonction, certes bien développée. Enfin, si je devais vraiment tatillonner, il manque clairement la présence des autres espions de l’Agence. Avec du recul, on a l’impression que Lance demeure le seul employé sur le terrain.

L’animation des pigeons effectue un job satisfaisant, les rendant tous super attachants. Même les side-kicks interviennent avec parcimonie.

Le ton global touche tous les âges, avec des gags bien rythmés qui feront forcément mouche, tant ils varient d’humour. L’intrigue ne s’oriente même pas spécialement pour le jeune public, les enjeux surprennent par une certaine complexité. Dans le fond, on peut le rapprocher de Ferdinand, qui opposait déjà gentillesse contre la violence. Comme quoi, on peut vraiment aborder les mêmes thèmes de façons totalement différentes. D’ailleurs, le sujet de la violence permet de regarder le film d’action d’une toute autre manière.

Du coup ?

Le studio Blue Sky fait des efforts et cela paye. Il propose une aventure entraînante, sur un fond classique picoté de rafraîchissements efficaces. Jamais cela ne tombe dans la facilité et le prévisible reste pertinent. Raconté via une dose bien équilibrée d’humour qui n’agace à aucun moment et des plans fascinants, Les Incognitos permet de bien commencer l’année ! Je regrette même de ne pas avoir assisté à une séance 3D, car le long-métrage regorge de cadrages pensés pour le relief et l’immersion.

Si vous avez envie...

… de voir à 360 degrés, de paillettes avec des chatons et d’échouer à Tetris, transformez-vous en pigeon pour sauver le monde !

C'est ? Les Incognitos (Spies In Disguise)

Durée ? 100 min

Nationalité ?

Sorti le ? 25/12/2019

Vu le ? 08/01/2020

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