Glass

La tant attendue conclusion des films anti-Marvel, créés par maître du thriller, est enfin sortie. Trilogie complètement réussie ou pétard mouillé ?

Quoi ?

Kévin a 23 personnalités en lui. Il en a créé une 24e nommée La Bête, qui lui permet d’être surpuissant et incontrôlable. Il croise la route de David Dunn, l’homme incassable. Pendant une confrontation intense, ils se font arrêter par des policiers et une psychiatre, qui les conduit dans un asile psychiatrique pour être soigné. Ils ne tardent pas à y retrouver un certain Elijah Price, un homme en fauteuil atteint de la maladie des os de verre

Alors ?

En choisissant les séances, j’ai été très surpris d’y voir de l’IMAX et même du 4DX. J’ai pris IMAX par préférence, mais en soi ça n’a pas apporté grand-chose.

J’ai revu Incassable (dont je ne me rappelais que 2 scènes) et Split quelques jours avant. J’ai vraiment mieux compris les thèmes abordés. J’étais du coup fin prêt pour cette fin qui s’annonçait magistrale. Et Glass est une bonne conclusion.

Le tout début appuie un peu trop les références aux anciens volets, bien que cela soit nécessaire pour être sûr que tout le monde comprennent (même si bizarrement ceux qui n’ont pas vu les films peuvent rater des éléments), quelques actions semblent un peu gros et la fin est discutable, d’un point de vue factuel.

Néanmoins, le talent d’écriture est toujours présent. M. Night Shyamalan réussi à connecter les 3 univers dans une symbiose optimale, jusqu’aux derniers rebondissements. Des cadrages composés au millimètre. Le rythme de narration est parfait, notamment avec des plans bien longs, qui permettent de nous rendre compte des performances encore plus incroyables de James McAvoy.

Il fait bien sûr plaisir de revoir le duo Willis / L. Jackson, qui est d’ailleurs au centre de ce film, laissant un peu en retrait David Dunn. Les personnages secondaires sont utilisés avec parcimonie (même si j’ai eu des soucis avec le maquillage d’un des trois…)

L’ambiance générale respecte grandement celle des épisodes précédents. D’autant que les messages sur les super-héros sont encore plus prononcés. C’est clairement un hommage aux comics encore plus complet. La culture des super a apporté beaucoup à la société et est plus historique qu’on ne le pense. Les comics ont permis de véhiculer toutes sortes de messages et de mettre en scène la réalité.

 

Du coup ?

Incassable traitait de l’aspect théorique des super. Split évoquait l’aspect surnaturel. Glass mélange tout ça et nous questionne : ce qui arrive aux personnages est-il réel ? Est-ce de l’interprétation ? Qu’est-ce qu’un super-héro ? Peut-il exister ? Le film rassemble une belle analyse de ce monde-là tout en y apportant un bel hommage. La fin peut plaire ou pas mais est sans conteste d’une plume d’exception, qui fait du bien de temps en temps. On retrouve notre bon vieux M. Night Shyamalan, qui nous plonge une dernière fois dans le monde des super d’une façon peu conventionnelle, ce qui complète parfaitement cette trilogie mémorable.

 

Si vous avez envie...

… de défoncer une porte en métal, de grimper sur les murs et d’être un génie du mal, passez donc au travers de ce verre.

C'est ? Glass

Durée ? 100 min

Nationalité ?

Sorti le ? 16/01/2019

Vu le ? 16/01/2019

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