

Frankenstein
Mon avis rapide
Cette version de Frankenstein valait le coup d’être vue au cinéma plutôt que sur Netflix (même si j’étais mal assis) Son approche du mythe classique arrive à proposer des angles inédits, tout en restant sur ses acquis sur d’autres aspects. J’ai beaucoup aimé ce que propose Jacob Elordi en tant que créature. Et ce, malgré un ressenti de longueur par moment et un montage inégal.
Ma note

Visionnage
Sorti le 07/11/2025
Vu le 31/10/2025
Synopsis
L’équipage d’un navire à l’arrêt au Pôle Nord récupère Victor Frankenstein, gravement blessé. Mais la convalescence va être de courte durée car quelque chose poursuit le scientifique. En effet, la créature immortelle qu’il a créé est venue le chercher…
- Modifié le 03/12/2025
Même en ratant l’avant-première au Grand Rex, j’ai pu voir Frankenstein au cinéma, grâce au Christine ! Qui plus est, pour Halloween !
Tout d’abord, j’ai beaucoup apprécié le côté gothique du film, propre à Guillermo Del Toro. Que ça soit dans les bâtiments, les costumes, les accessoires. Même les décors, bien qu’on sent parfois les extensions de sets en post-production.
Pour le coup, j’ai senti passé les 2h30, surtout que j’étais un peu mal installé. Disons que quand les têtes devant gênent la visibilité de l’écran, m’obligeant à me surélever et à donc mal m’asseoir, les moments de creux deviennent plus difficile à tenir.
Néanmoins, l’originalité de ce Frankenstein est de nous donner le point de vue de la créature. Après je n’ai pas beaucoup vu de films qui adaptent cette histoire (à part Docteur Frankenstein et Pauvres Créatures). Jacob Elordi propose ici une version touchante, couplé à un design inédit au cinéma. Design qu’on peut comparer néanmoins aux Créateurs dans Prometheus.
Oscar Isaac n’est pas en reste, car saisissant dans ce rôle du génie fou, imbu de sa personne. Bien que ses différentes facettes switchent un peu trop vite par moment. Ce qui peut amener d’ailleurs des incohérences de comportements.
Quant à Mia Goth, elle apporte toute la délicatesse et la sensibilité nécessaire à cette ambiance morbide. Dommage qu’on la voit moins que je pensais, car elle aurait pu davantage mettre en avant son attrait pour des sujets étonnants.
Aussi, il est assez amusant de voir Christoph Waltz. En effet, il continue sa série de rôles dans les films de monstres classiques. Puisqu’après Dracula, il enchaîne sur Frankenstein.
Aussi, la musique, signée Alexandre Desplat, est évidemment superbe et accompagne parfaitement l’ambiance gothique et dramatique du film.
Enfin, ce Frankenstein est intéressant par la redéfinition de son approche originale du mythe. On reste sur la fascination du « monstre » de Guillermo del Toro, qui se parsème de référence biblique (inévitable quand on parle de créateur et de la science qui défie la religion) Dommage que cela manque de réelles surprises dans le cheminement globale de l’intrigue. D’autant que le temps qui se consacre aux étapes nécessaire au développement des personnages, se réparti assez mal dans le montage.



