

C’était Mieux Demain
Mon avis rapide
C’était Mieux Demain se regarde plus facilement que je le pensais, mais sans proposer de réelle surprise. Oui, il m’a fait rire sur quelques répliques, mais le simple enchaînement de gags sur le contraste d’époque laisse une trop grande impression de déjà-vu creuse. Son manque d’audace, malgré une amorce féministe prévisible, empêche de marquer les esprits.
Ma note

Visionnage
Sorti le 08/10/2025
Vu le 22/10/2025
Titre : C'était mieux demain
Réalisation : Vinciane Millereau
Scénario : Julien Lambroschini, Vinciane Millereau
Casting principal
Compagnies
Compagnies : Les Films du 24, TF1 Films Production, UGC Distribution, UMedia
Synopsis
Hélène et Michel vivent une vie paisible avec leur deux enfants dans les années 50. Un soir où le couple se dispute, voilà qu’arrive l’accident domestique. Mais à leur réveil, ils vont se retrouver projetés dans une version de leur vie en 2025…
- Modifié le 03/12/2025
Si j’ai choisi d’aller voir C’était Mieux Demain, c’était avant tout par curiosité. Ça sentait les blagues de boomers à outrance et on en est pas loin. Bien que ça soit moins catastrophique que je pensais.
Le film propose une idée amusante en soi, bien que très similaire aux Visiteurs (on y entend d’ailleurs une référence). Ainsi, on suit une succession de scènes où ils tentent de comprendre les avancées technologiques et sociales d’aujourd’hui. Ce qui engendre surtout des gags visuels fondés sur leur incompétence et leur étonnement. On finit ainsi par tourner en rond, comme une longue énumération de situations. Sauf qu’il n’y a pas de véritable montée en puissance ou en intérêt.
Pour le coup, le ton reste globalement léger, mais l’ensemble manque de relief, d’originalité. C’Était Mieux Demain paraît assez plat, avec une morale classique et une fin qui arrive trop vite par rapport au reste. Ainsi, l’émotion et surprise perdent en efficacité. On sent la bonne intention, mais ça reste sage.
D’ailleurs, le choix d’Elsa Zylberstein est amusant : elle qui a incarné Simone Veil devient ici une femme au foyer des années 50, ce qui est plutôt ironique. Ce choix de comédienne oriente d’ailleurs tout de suite le point de vue féministe de l’intrigue (à la manière d’un Barbie). Qui s’ajoute évidemment à la réalisation et écriture féminine de Vinciane Millereau. Au moins, le film assume cette approche, mais sans aller très loin non plus. Il préfère garder le ton de la comédie plutôt que celui de la vraie réflexion sociale. J’ai trouvé la forme plus intéressante dans Natacha Presque Hôtesse de l’Air (où Elsa y joue d’ailleurs). Car elle y poussait plus la lourdeur patriarcale pour mieux la contrebalancer.



