

Border Line
Mon avis rapide
Border Line assure son concept et s’y tient jusqu’au bout. Cet interrogatoire lancinant, allant de plus en plus dans l’intimité du couple, fonctionne efficacement. Pour ainsi dire, on se sent presque soi-même interrogé ou à minima, on suspecte nous-même les protagoniste. Une bonne introspection de la paranoïa américaine au niveau de ses frontières.
Ma note

Visionnage
Sorti le 01/05/2024
Vu le 16/05/2024
Titre : Border Line (Upon Entry (La llegada))
Réalisation : Alejandro Rojas, Juan Sebastián Vásquez
Scénario : Alejandro Rojas, Juan Sebastián Vásquez
Nationalité : Espagnol
Synopsis
Un jeune couple espagnol décide de partir vivre aux États-Unis. Cependant, au moment de passer la frontière à l’aéroport, il va subir un second contrôle plus poussé, dont la raison leur échappe…
- Modifié le 30/01/2025
J’ai découvert Border Line grâce à la recommandation d’Écran Large !
Je n’en attendais pas moins de Border Line. Comme je le disais en introduction, j’ai appris l’existence de ce long-métrage via une vidéo d’Écran Large, dont je vais souvent voir les séances au Club de l’Étoile. Ils n’ont pas menti, il s’agit véritablement d’une plongée dans le contrôle à l’immigration américaine.
Pour le coup, ce film m’a rappelé des souvenirs, quand je suis allé à New York. Car j’ai vécu le passage à la frontière où ça ne rigole pas du tout. Où on fait attention à tout ce qu’on dit. Certes, je n’ai pas été embarqué dans un interrogatoire comme ici. De plus, j’espère aussi que ça ne soit pas un avant-goût pour cet été, lorsque j’irai (normalement) à Los Angeles.
Border Line est fondamentalement un drame social, mais qui tourne presque au thriller psychologique. La façon dont on y décortique, à la fois l’administration américaine et à la fois l’histoire des protagonistes, est fascinante. Certaines questions poussent vraiment la procédure loin. Ce qui crée un climat anxiogène, qui s’ajoute à l’aspect huis clos évident.
Ainsi, on se retrouve dans une bonne immersion, le film nous donne presque l’impression d’être soi-même interrogé. En fait, l’absurdité de certaines questions permet deux choses : à la fois de mettre en évidence le manque de compassion des agents et à la fois, nous pousse à suspecter nous-même le couple au bout d’un moment. Entraînant une remise en question de ce dernier, qu’on ressent parfaitement par l’interprétation efficace d’Alberto Ammann et Bruna Cusí. Puisque les personnalités des personnages fonctionnent bien, cela permet à l’intrigue de se développer de façon intéressante.