

Vacances Forcées
Mon avis rapide
Vacances Forcées est tout ce qu’il ne faut pas faire dans une comédie française. C’est l’archétype parfait de ce qui nous fait bouder ce genre, qui pourtant a des pépites si on cherche bien. Ici, on se contente d’alimenter des clichés mal amenés, artificiels, avec trop de personnages, de situations et trop de scènes sans réel rapport.
Ma note

Visionnage
Sorti le 11/06/2025
Vu le 21/06/2025
Titre : Vacances Forcées
Réalisation : François Prévôt-Leygonie, Stéphan Archinard
Scénario : François Prévôt-Leygonie, Martin Darondeau, Stephan Archinard
Casting principal
Compagnies
Synopsis
Suite à une erreur, 2 familles que tout oppose se retrouve dans la même location pour les vacances. En compagnie également d’un éditeur avec son autrice influenceuse. Ayant trouvé une solution financière qui arrange tout le monde, ils vont devoir cohabiter dans la grande villa le temps du séjour…
- Modifié le 05/09/2025
La Fête de la Musique bat son plein et nous, on préfère aller voir Vacances Forcées au cinéma…
Pour le contexte, nous avons passé un après-midi de tournage chez Le Cinéma de Thibault, pour le podcast Les Cartons du Cinéma. En fin de journée, on s’est dit d’aller ensemble au cinéma et on a trouvé un seul film dispo aux horaires qu’on voulait. Et pour le coup, personne du groupe n’avait envie de le voir. En compagnie de Vincent Milleville, c’était surtout pour participer à son nouveau format de réaction à chaud à la sortie de la séance. On s’était donc forcés d’aller voir Vacances Forcées. Et malheureusement, aucune surprise : on a détesté.
J’ai trouvé ça plat, sans intérêt et rempli de clichés bidons. Comme s’il s’agissait d’un film de commande à cahier des charges. Et c’est plutôt troublant de se dire qu’il a fallu 3 personnes au scénario…
Aucun des personnages n’est réellement crédible. Ils sont tous écrits par des personnes pas concernées par ce qu’ils leur arrivent. Notamment les jeunes, leur langage et leur comportement, vu par des boomers. Cela entraine que des conflits ultra classiques entre les prolos et les bobos, les droitards et les gauchistes, les coincés et les naturels…
On se retrouve avec beaucoup trop de personnages dans le film d’ailleurs, entraînant trop de sous-intrigues. Par exemple, le grand-père et les plus petits enfants font vraiment acte de présence. Aussi, on se tape plein d’arcs qui s’entremêlent mal, dans une suite de scènes sans transition, de sketchs pas incroyables.
J’adore Bertrand Usclat et Pauline Clément, ça me faisait plaisir de les revoir jouer ensemble. Mais là, ça me désole de les voir là-dedans. Même Laurent Stocker est gâché ici.
Car il faut dire que j’ai trouvé aucune blagues drôles dans Vacances Forcées. On sent où ils veulent aller, mais ça ne décolle jamais. D’autant qu’au bout de 15 min d’intrigue on sait où tout va se finir, il n’y a aucune surprise. Sans parler qu’on voit arriver la chute de plusieurs gags à des kilomètres et que la plupart du temps, le manque de musique accentue l’ambiance creuse. J’ai même du mal à savoir si j’ai préféré 100 Millions à comparer…
Le seul point un peu marrant est que le jour de la Fête de la Musique, on arrive à avoir un raccord musical. Bon dommage que c’était avec Gérard Lenorman. Souvent les comédies essayent de ramener un guest culturel, mais là, on a l’impression qu’ils n’avaient pas un énorme budget…


