

Peninsula
Mon avis rapide
Je n’en attendais pas moins de Peninsula. Très bon héritage de son premier volet déjà dans mon top 3 de 2016. Même s’il est moins réaliste que son prédécesseur et plutôt orienté divertissement, on a absolument toutes les émotions dans ce film. De l’action, des effusions de sang, de la tension, des sourires, des questionnements et du déchirement. Un excellent film sur les rapports sociaux en temps de crise. Ce dosage de genre différents très précieux et la gestion de toutes ces interactions, rendent Peninsula hyper complet. La déception générale viendrait sans doute de l’effet de surprise qui a forcément disparu. Les spectateurs en attendaient peut-être trop. En tout cas pour moi et pour le moment, il s’agit du meilleur film de l’année !
Ma note

Visionnage
Sorti le 21/10/2020
Vu le 27/05/2021
Synopsis
4 ans après l’apparition d’un virus qui transforme les humains en zombies, la Corée du Sud a été entièrement mise en quarantaine. Depuis Hong Kong, une escouade de mercenaire est envoyée sur la péninsule pour récupérer 200 millions de dollars…
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- Modifié le 30/01/2025
Est-ce qu’un film au succès critique et commercial peut se permettre d’avoir une suite, ici Peninsula, sans que ça soit la catastrophe ?
Peninsula est la suite du Dernier Train Pour Busan non directe, car elle se situe juste dans le même univers mais plus tard. D’ailleurs, il n’est pas nécessaire de l’avoir vu pour comprendre (un mini résumé au début fait office de rappel, en prenant intelligemment l’angle politique) Je l’avais déjà grandement apprécié. Un sentiment que j’étends au cinéma sud-coréen en général. Malgré les critiques négatives que j’ai pu lire après ma séance, pour moi, c’est réussi encore une fois.
Ici, on délaisse la poésie pour se tourner vers principalement un film d’action, aux scènes très bien montées. Déjà, le principe de mélanger un braquage dans un monde de zombie, je suis séduit par l’audace. Bien que les courses-poursuites en voitures paraissent très CGI de jeux vidéo (pas low-cost non plus, mais on sent un niveau inférieur de qualité par rapport à d’autres blockbusters actuels), elles proposent un rythme terriblement efficace. Les zombies se rangent limite en second plan, au profit d’enjeux humains complexes. Ils demeurent néanmoins toujours aussi imprévisibles et impressionnants.
Quand Peninsula flirte avec les clichés, ce qui suit reste heureusement inattendu. Même si le ton devient plus léger par moment, les morts ne pardonnent pas, de par leur brutalité. La narration propose des personnages impeccables, avec pleins de personnalités très différentes et utiles à l’intrigue. Le peu de personnages féminins envoie du lourd et prend tout l’écran à chaque intervention.
Les moments d’émotions paraissent profonds et sincères, aussi bien au début que sur la fin.
L’aspect humain face à la menace et à la raison se dose habilement, grâce à une retranscription pertinente.