Mutafukaz

Si vous êtes des habitués de mon blog, vous savez que j’aime soutenir le cinéma d’animation français. Cette fois, ce n’est pas que moi qui le demande !

Quoi ?

Angelino vit avec son meilleur pote Vinz. Ils habitent à Dark Meat City, une ville à l’insécurité aussi présente que la saleté. Ils mènent une vie plutôt de loosers, enchainant petits boulots et glande, jusqu’au jour où Lino a un accident de scooter. Il a un sacré mal de crâne et commence à voir des choses étranges. Il est à présent recherché par des hommes en costards. Il est loin d’imaginer qu’il est beaucoup plus spécial qu’il ne le pense

Alors ?

Ankama n’avait malheureusement pas réussi à faire connaître Dofus Livre 1, pourtant destiné à tous les publics. Ici, il retente une percée dans le long métrage, bien plus adulte. Ils recommandent d’aller le voir dès la 1ère semaine pour permettre une plus longue exploitation en salles. Projet que je soutiens pleinement, car je n’ai pas vu un film d’animation francophone aussi sombre depuis The Prodigies.

Il faut s’accrocher à l’histoire, car elle peine à bien avancer et à être bien comprise. Il faut voir ça plutôt comme une œuvre graphique, entrecoupée de phases musicales badass, sur un gros son dont une partie est assurée par The Toxic Avengers.

Cadavres et hémoglobine seront au rendez-vous, avec des histoires de gangs et de poursuites.

Pour aller vraiment loin, j’ai retrouvé un peu une ambiance alternative aux films Ghibli. Avec le côté mystique et dérangeant, cette fois non pas enrobé de poésie mais de violence et de noirceur. Aussi, ils se sont fait plaisir pour l’animation, mixant 2D et 3D.

La narration décousue peut en perdre plus d’un, c’est pourquoi il faut se concentrer sur l’univers et le design des personnages. Je n’ai pas lu la BD mais je pense que comme le créateur est aux commandes, l’adaptation doit être respectée (quoique Zombillénium…)

La VF est stylée, cependant les voix d’Orelsan et Gringe sont tellement reconnaissables que j’ai eu du mal à me faire aux personnages, qui collent pourtant bien aux Casseurs Flowters.

Du coup ?

Un film déconseillé pour le jeune public car il transpire le crade et la violence, avec des instants graphiques très forts. C’est surtout ça qui m’a plu, on est bercé dans un univers sombre et étonnant. La narration m’a un peu déçu avec son rythme inégal mais cela donne un aspect film indépendant, parfois contemplatif, très intéressant. Et c’est ce que je soutiens en vous recommandant d’aller voir ce film. Pour voir plus de projets aussi osé, qui tentent de nouvelles idées et concepts.

Si vous avez envie...

… de matière noire, d’ultra-violence sur du gros son électro et de trips d’animation, foncez faire des entrées pour Mutafukaz.

C'est ? Mutafukaz

Durée ? 93 min

Nationalité ? ,

Sorti le ? 23/05/2018

Vu le ? 24/05/2018

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