Loving

Le thème, l’affiche et le réalisateur te plaisent, il a même créé le buzz à Cannes, mais cela suffit-il pour te faire aimer un film ?

Déjà, ça parle de quoi Loving ?

Richard Loving se marie avec la femme sa vie, Mildreld. Le souci, c’est que lui est blanc et elle est noire. Or dans les années 50, en Virginie, l’union mixte est interdit

Alors, que vaut Loving ?

Un manque cruel d’intensité. L’affiche, le thème et le réalisateur me laissait penser à un film montrant la lutte de l’amour face à l’injustice… et ce n’est pas le cas.

Au début oui, y a un bon rythme, les personnages sont intéressants, leur idylle est douce à voir. Il faut prendre un peu sur soi pour la scène d’exposition un peu longue, mais c’est le style qui s’y prête, donc l’élément perturbateur arrive au bon moment.

Cependant, plus ça avance, moins les problématiques n’ont de sens. Les personnages semblent prendre des décisions moyennement logiques, alors qu’il y a d’autres compromis acceptables. De plus, je n’ai vraiment pas ressenti la pression judiciaire, tout semble aller pas trop mal.

Le film est mou, j’ai perdu l’empathie pour les protagonistes, je ne les sentais pas en danger.

Alors que lorsque la dimension politique prend part à l’histoire, c’est mal amené et même un peu bâclé. Sans parler des personnages et des événements qui arrivent de nulle part.

J’ai tout de même bien aimé le choix des acteurs qui sont loin des stars hollywoodiennes et sont plus réalistes, avec des visages atypiques, notamment le couple interprété par Joe Edgerton et Ruth Negga. Le flic joué par Marton Csokas a vraiment la gueule de l’emploi et j’ai apprécié le contraste entre la physique inquiétant de Nick Kroll et de son rôle à l’opposé. L’apparition de l’acteur fétiche du réalisateur, Michael Shannon, est assez amusante. Dommage qu’ils ne soient pas plus poussés, tous. Pour le coup, dans Midnight Special, les personnages étaient plus approfondis, c’est dire.

Les images sont belles mais sans plus, il manque une touche plus originale. Un gros problème de rythme et un manque de caricature des faits. Pourtant le titre était vraiment judicieux et associé à l’histoire vraie qu’il raconte, ce film aurait pu être la plus belle romance de l’année…

Donc, que dire de Loving du coup ?

Les images sont belles mais sans plus, il manque une touche plus originale. Un gros problème de rythme et un manque de caricature des faits. Pourtant le titre était vraiment judicieux et associé à l’histoire vraie qu’il raconte, ce film aurait pu être la plus belle romance de l’année…

Si vous avez envie...

… de parpaings, d’enfants qui courent et d’un léger manque de logique, découvrez l’histoire des Loving.

C'est ? Loving

Genre ? ,

Compagnies ? ,

Durée ? 124 min

Nationalité ?

Sorti le ? 15/02/2017

Vu le ? 19/02/2017

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