

L’Accident de Piano
Mon avis rapide
L’Accident de Piano arrive à raconter le principal de son histoire par les dialogues et ses situations incongrues. Il réussit également là où je ne l’attendais pas, à savoir traiter des sujets spécifiques, habituellement bâclés. De plus, son casting nous offre un attachement remarquable, dans des performances impressionnantes. Après, je sens que ça évolue et c’est normal qu’on s’éloigne des éléments précédents du style Dupieux qui me plaisaient beaucoup. Néanmoins, c’est tout aussi amusant pour apprécier tout du long.
Titre : L'Accident de piano
Réalisation : Quentin Dupieux
Scénario : Quentin Dupieux
Nationalité : Français
Synopsis
En échange de ne pas évoquer un certain accident de piano, une journaliste demande à s’entretenir avec une star d’internet…
- Modifié le 25/08/2025
Quentin Dupieux revient avec un nouveau long-métrage intitulé L’Accident de Piano. Rien que le titre promet !
J’ai vu le film dans un contexte où mes potes de l’insta ciné ont eu un mini drama avec Quentin Dupieux en stories interposées. En plus de ça, j’ai subi ENCORE une panne de courant. Après celle à Destination Finale Bloodlines et celle de la veille au food court du Westfield de Halles, je n’en peux plus. Pour le coup, ça a coupé lors de l’avant-dernière bande annonce. Au bout de 15 min, la projection a repris exactement là où elle s’était arrêtée. Puis le film a commencé et… a repris du début au bout d’une minute. Dans l’esprit de l’introduction, cela aurait pu passer au final, ça faisait très méta. Heureusement, aucun autre incident n’a suivi.
Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et j’ai plutôt apprécié. Dans L’Accident de Piano, tout passe par les dialogues et la caractérisation. L’absurdité ne se concentre que dans quelques éléments. Ainsi, on a tout le loisir d’apprécier l’évolution de l’intrigue et des personnages.
Au niveau du casting, je ne peux que souligner le talent incroyable d’Adèle Exarchopoulos dans la comédie absurde. Elle nous avait montré cette facette dans Mandibules et ici continue de m’étonner. En incarnant une héroïne tout bonnement détestable, poussée à son paroxysme.
De même, Sandrine Kiberlain apporte sa douceur légendaire pour contraster avec Adèle, avec une éloquence délicieuse. Ou encore Jérôme Commandeur que j’adore toujours car toujours aussi drôle, dans ce rôle de manager débordé par les événements.
Enfin, au-delà des performances et de l’espace donné aux comédiennes et comédiens, le film raconte aussi des vrais trucs. Principalement sur la célébrité d’internet et de ses dérives, traitée avec un œil tout de même connaisseur. D’ailleurs j’ai trouvé ça amusant d’installer le même principe que dans Novocaine.




