

La Route
Mon avis rapide
Je suis content d’avoir enfin vu La Route. Effectivement, il n’est pas le genre de film qu’on revoit, ou en tout cas facilement. Son réalisme met dans un état de constant stress, car on n’a l’impression que le danger peut surgir de partout. De plus, la relation entre le père et son fils touche suffisamment pour s’attacher à ces êtres humains en détresse.
Synopsis
Après un cataclysme inconnu, qui décime plante et animaux, la société humaine s’effondre. Dans ce contexte difficile, un père et son jeune fils parcours les États-Unis en direction du Sud…
- Modifié le 30/01/2025
Sans doute la séance Panic! la plus déprimante… avec La Route !
La Route, c’est vraiment la comédie d’aventure qui remonte le moral. C’est faux. Les Panic! n’avaient pas menti concernant l’ambiance morose.
Il s’agit là d’un vrai bon film postapocalyptique. L’immersion est totale, on suit intensément les protagonistes dans leur quête, avec tout le danger qui peut surgir de nulle part. La force du film réside dans le réalisme, ce qui engendre quelques passages plutôt poignants. En soi, je pensais qu’il allait être plus dur que ce que l’on m’a annoncé. Puis finalement, c’est surtout la tension immersive qui fait du bon boulot. J’ai beaucoup apprécié comment les flashbacks de la vie d’avant agissent comme des respirations. Entre ces instants pour souffler, la relation père-fils propose de belles scènes. Notamment grâce à un Viggo Mortensen physiquement impliqué.
En fait, La Route m’a beaucoup fait penser à Light Of My Life, qui devait évidemment s’en inspirer. Après, comme d’habitude, je suis gêné par quelques choix que prennent les personnages. Comme par exemple, je trouve un peu cliché le gamin qui cherche à désespérément de l’amitié. Puisque dans le cadre du film, j’ai l’impression qu’il n’est pas censé en connaître l’existence. Mais comme d’habitude, quand tu es assis.e confortablement dans ton siège de ciné, c’est plus facile de réfléchir. Juste un dernier détail que je ne sais pas trop comment interpréter : le seul acteur noir, le regretté Michael K. Williams, joue un voleur. Donc est-ce que le passage en question représente une métaphore d’une quelconque relation entre les blancs et les afro-américains ? Sinon, je ne vois pas trop l’intérêt.