High Life

Une promo quasi inexistante. Sorti la semaine dernière. Ça pue le genre de film qu’il ne faut pas voir après une grosse journée de réunions et de mails. C’est tellement pour moi. Vite, avant qu’il ne disparaisse des programmations.

Quoi ?

Une équipe de criminels est envoyée en mission dans l’espace, en guise de ‘recyclagee’. Ils doivent étudier les trous noirs entre autres. La cohabitation est difficile et surtout, ils ne sont pas prêts de revenir

Alors ?

Dès le début, ça respire le film indépendant. Le format presque 4:3, la musique minimaliste, les plans longs et contemplatifs. Je suis dans mon élément. Mais est-ce que cela suffit ?

Le rôle principal tenu Robert Pattinson (Good Time) qui se choisit encore des films orignaux. C’est toujours toujours intéressant la façon dont il va l’appréhender.

De belles images signées Yorick Le Saux (à qui on doit notamment l’image du curieux Personnal Shopper) fait ce qu’il faut pour l’ambiance.

Les VFX signés BUF Compagnie, qui semblent toujours tenir le coup. Depuis Interstellar, on sait mieux représenter les trous noirs, donc ils n’en sont pas privés.

Un ton contemplatif, quelques aspects futuristes (pas assez à mon goût), quelques pertes de repère temporel dans la narration. Tous les personnages sont tarés (même si on n’a pas le temps de s’attarder sur tous). J’ai retrouvé Mia Goth, déjà perturbée dans A Cure For Life. Ça pouvait être cool, mais…

Ce genre de film j’aime assez, tant que la forme vaut le fond. High Life me paraissait parti pour retourner le spectateur. Au final, rien de fou ne surgit. J’avais la sensation que l’histoire est une longue intro, avec des rebondissements certes, mais sans fin, sans message ou d’explication. Et je n’ai pas eu le sentiment d’avoir vu de véritable intérêt dans le développement. C’est assez confus, je n’ai pas su démêler la pertinence de la déstabilisation intentionnelle.

Du coup ?

Un long film qui aurait pu marquer cette fin d’année approchant, mais qui s’est arrêté pour moi au stade de bonne intention. Ça manque trop d’une bonne fin qui explose la tête ou alors de montrer plus explicitement d’éventuels messages, s’il y en avait. Je n’ai pas compris ce que High Life voulait raconter. Il aurait pu être plus poussé (et explicite) sur la symbolique. C’est d’habitude le genre de projet que je soutiens, cependant là ce n’est pas suffisant.

Si vous avez envie...

… de 99% de la vitesse de la lumière, de fluides corporels et d’une dictée vocale impeccable, envolez-vous à la recherche de trous noirs.

C'est ? High Life

Genre ? ,

Durée ? 111 min

Sorti le ? 07/11/2018

Vu le ? 15/11/2018

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