Everest

Un film aussi gros que son casting et que l’écran de cinéma Imax, c’est dans (ou plutôt sur) Everest que ça se passe !

Alors ?

En 1996, une ascension du grand Mont Everest est organisée par deux expéditions, qui va connaître la plus redoutable tempête de l’histoire de l’apinisme…

Alors déjà, avec les bandes annonces, j’ai cru que le film parlait de l’expédition qui a monté pour la première fois le Mont. Alors qu’en fait non, on nous parle d’expéditions touristiques qui ont émergées dans les années 90. Donc, je ne savais pas du tout que le Mont Everest était devenu touristique. Ce qui est d’ailleurs bien retranscrit, toute la partie business de l’aventure. Ensuite, le film est scindé en deux parties vraiment distinctes, à savoir la montée, puis la descente.

Dans la première partie, on est submergé par le nombre de personnages. Il y en a tellement, que je me perdais à des moments, je ne savais plus qui était qui et dans quelle équipe. Dotant plus, que la plupart des protagonistes étaient joués par de acteurs renommés. La montée se fait sans trop de souci, on s’ennuierait presque, car la scène d’exposition semble s’étirer. Le contraste entre les rues étouffantes de Katmandou et les grands espaces montagneux est, bien que classique, bien réussi (on alterne entre plans serrés sur les héros et les plans larges de la montagne)

Mais une fois que les gens ont atteint le sommet, le film prend tout son sens. Déjà, la sensation retranscrise, d’être sur le toit du monde, de savoir qu’on ne peut pas aller plus haut, est juste superbe. A partir de ce moment, la force du film se concentre sur les épreuves qu’endurent les alpinistes. Bon, avec un début assez plat, on a tout de suite cerné qui allait prendre cher lors de cette aventure (surtout si on connait la véritable histoire, ce qui n’était pas mon cas, heureusement), mais bon, on arrive quand même à s’attacher suffisamment aux montagnards pour souffrir avec eux. D’autant plus que, non seulement avec l’Imax on a les images gigantesques, mais on a aussi un son super immersif, on est vraiment au cœur de la tempête. La 3D relief était cependant étrangement inutile, même qu’à un moment, je ne savais plus que le film était censé être en relief, ce sont les lunettes qui me l’on rappelé. De plus, ma seule expérience cinéma de montagne c’était Himalaya, sorti en 1999, donc j’ai pu profiter pleinement des codes du style que l’on me présentait.

Un dernier point assez intéressant, c’est l’époque. Malgré que l’on soit dans les années 90, cette épopée pouvait carrément se passer à notre décennie. La technologie de l’époque est peu présente (car vu l’état du réseau, on doit se contenter des mêmes outils aujourd’hui aussi je pense) et on voit très peu les familles des grimpeurs (restées à la maison) Donc, même si on ne sait pas à quelle date se passe l’histoire, la force du film puise bien dans des valeurs intemporelles.

Bref, comme dit mon grand-père : l’important c’est pas d’y aller, mais de revenir !

Si vous avez envie...

… de ne plus jamais vous plaindre du froid, de ne pas être là pour faire la promo de la montagne et de voir le sort réservé par Dame Nature à ceux qui aident leur prochain, escalader donc le toit du monde.

C'est ? Everest

Durée ? 121 min

Nationalité ?

Sorti le ? 23/09/2015

Vu le ? 26/09/2015

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