Detroit

Aujourd’hui, un film dont le titre doit être prononcé à la française pour être bien compris par le guichetier.

Quoi ?

1967, Detroit est le terrain d’émeutes, de pillages et de violences entre la police blanche et les immigrés afro-américains des quartiers défavorisés. La nuit du 25 juillet au motel Algiers est très longue pour ces occupants…

Alors ?

Un film fort. 3 actes qui retracent cette journée qui fut importante pour la ville. Tout d’abord un aspect très documentaire, mélangeant images d’archives et reconstitutions narratives, qui contextualise l’état de Detroit. Ensuite vient la longue nuit puis la partie procès.

Le ton se veut très réaliste, avec des cadrages près des personnages et souvent à la caméra épaule. J’ai été très immergé, au cœur de la violence et de la bêtise humaine, présente hélas des deux côtés.

Will Poulter est saisissant, une performance impeccable et effrayante. Algee Smith a un regard percutant et transmet parfaitement les émotions. John Bogeya moins mis sur le devant que je croyais. J’ai été agréablement surpris d’y voir Hannah Murray (Game Of Thrones) et Anthony Mackie (Captain America : Civil War)

Du coup ?

Ce film est fort dans le sens qu’il véhicule des images puissantes en ce qui concerne le racisme, la ségrégation, l’injustice, le pouvoir. Beaucoup de scènes montrent un départ très anodin au final, souvent basé sur de petites erreurs, qui entrainent des situations désastreuses. On pourrait en vouloir à l’Humanité, mais heureusement, il est rappelé par touches que les gens réglos existent quand même.

Si vous avez envie...

… d’être au mauvais endroit au mauvais moment, d’un état de guerre au sein d’une ville et de chanter malgré tout, passez donc la pire nuit au motel Algiers.

C'est ? Detroit

Durée ? 94 min

Nationalité ?

Sorti le ? 11/10/2017

Vu le ? 18/10/2017

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