Cruella

Disney sort enfin un film en salle, pas de Disney+ (en France en tout cas) ! Avec une nouvelle adaptation live d’une méchante emblématique, et pour le coup, sans doute la plus cruelle…

Déjà, ça parle de quoi Cruella ?

Estella aimerait plus que tout devenir une grande styliste. Elle réussit à travailler pour la Baronne, une créatrice aussi connue qu’égocentrique. Mais pour que son rêve se réalise, elle va devoir faire appel à sa seconde personnalité, beaucoup plus agressive et excentrique, Cruella…

Alors, que vaut Cruella ?

Une très bonne surprise ! La bande-annonce présentait déjà plus ou moins l’ambiance du film. Néanmoins, ce dernier ne nous arnaque pas. Il s’agit là d’un Disney agréablement destiné aux ados/adultes, avec très peu de gags cartoonesques. J’aime beaucoup la façon dont on parcourt le monde de la mode, mais aussi celui du travail et de l’expression de soi. J’ai apprécié l’utilisation d’une grande partie des musiques de pubs de parfum.

Le personnage de Cruella matche parfaitement avec l’époque choisie, ce qui rend ses créations très justes. En effet, l’intrigue se déroule dans les années 70, au moment du mouvement punk-rock londonien. On le ressent ainsi dans chaque apparition de la styliste, mais également avec Artie, le créateur-vendeur. Les costumes sont aussi inventifs qu’époustouflant.

Au début, j’ai été surpris par le choix d’Emma Stone. Pourtant, arrive largement à la cheville du personnage emblématique, le rôle lui va à ravir. Elle n’en fait jamais trop, avec des mimiques très précises, malgré une matière première très caricaturale. Seul bémol c’est la touche Disney. Autant ils réussissent à rendre le film plus sérieux que je l’imaginais, autant ils n’arrivent pas à rendre totalement méchant un protagoniste. Ils adoucissent les actions, ce qui rend le lien avec les premiers films impossible.

Emma Thompson n’est pas en reste car, j’avais peur qu’elle copie la directrice intransigeante du Diable S’Habille en Prada (jouée par Meryl Streep) Son rôle ici s’en éloigne car elle est plus à l’écoute de l’héroïne. On la supporte plus car malgré son comportement purement égoïste, elle reste attachante.

J’ai trouvé séduisant également de donner plus de profondeur aux larbins Horace et Jasper. On prend le temps de narrer leur dévouement à leur patronne. Cela les rend ainsi plus présents et moins juste fonctionnels.

En tout cas, ce nouvel univers créé reste fort intéressant à explorer. Notamment grâce à des rebondissements surprenants, qui nous tiennent jusqu’à la fin. Ajoutez à cela du fan-service habilement dissimulé et vous avez un reboot savamment orchestré.

Donc, que dire de Cruella du coup ?

Un film drôlement plus sérieux que j’imaginais, avec de vrais personnages et une vraie direction artistique. Le duo d’Emma excentriques fonctionne à plein régime, donnant l’occasion de créer un nouvel univers lié aux 101 Dalmatiens. L’exploration de la mode et du mouvement punk est sans conteste l’un des points forts visuellement.

Si vous avez envie...

… de défilés punks, de dalmatiens et de musiques de pubs de parfums, direction Londres pour devenir la reine de la mode !

C'est ? Cruella

Durée ? 134 min

Nationalité ?

Sorti le ? 23/06/2021

Vu le ? 23/06/2021

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