ANNA

On dira ce qu’on veut sur lui, mais Luc Besson est l’un des réalisateurs qui fait des effort pour proposer au cinéma français de la prise de risque et du divertissement de grosse ampleur. En train de s’enliser dans les dettes, il arrive à sortir un nouveau thriller avec une fille badass en tête d’affiche. Ça passe ou pas ?

Déjà, ça parle de quoi ANNA ?

Anna est vendeuse de poupées Matriochska à Moscou. Ou alors top model à Paris ? Ou bien tueuse à gages ? Ou peut-être joueuse d’échec ? Qui est-elle vraiment ? Combien de femmes se cachent en elle ?

Alors, que vaut ANNA ?

Pour le coup, j’y suis allé surtout pour une phrase que Luke Evans prononce dans la bande-annonce avec un accent russe. Et même pas il la dit dans le film.

Déjà, c’était une séance compliquée. Pas de clim, une personne avec un éventail bruyant, deux commentatrices à l’arrière, une à droite qui sur-réagit et des retours négatifs entendus en amont sur le film. Rien qui me permettent de bien profiter quoi.

Globalement, ça manque de rythme. Certaines scènes typiques de ce genre de films (notamment dans le cinéma de Besson) sont amenées artificiellement. La gestion de la temporalité pourra en agacer plus d’un. Après, le film n’est pas mauvais, juste regardable, au pire oubliable.

Néanmoins, ce n’est pas pour autant à jeter. Pour son premier rôle en tête d’affiche (elle joue Lihö-Minaa dans Valérian), Sasha Luss s’avère plutôt efficace. Elle arrive vraiment à changer de visage, elle sort un bon panel d’expressions. Ce qui colle parfaitement avec son personnage de caméléon. Les rebondissements sont plutôt bien placés dans l’histoire. Et même s’ils sont un peu trop mis en scène, les moments d’action mettent vraiment en avant le côté badass féminin. Dommage que certains clichés soient présents trop facilement.

Donc, que dire de ANNA du coup ?

En soi, il y a des défauts pas ultra gênants et des qualités sympas. Donc c’est moins pire que je pensais. Comme dit plus haut, c’est passable, au pire oubliable dans quelques mois. Besson ne se surpasse pas vraiment ici, il redonne vie un peu artificiellement à ce qu’il avait lancé dans le passé. Au moins, l’effet poupée russe marche plutôt bien, c’était le but.

Si vous avez envie...

… de changer de look, d’un face-à-face intéressant entre deux organisations et de donner une carte postale, découvrez le cœur d’une poupée Matriochska.

C'est ? ANNA

Genre ?

Durée ? 119 min

Nationalité ?

Sorti le ? 10/07/2019

Vu le ? 25/07/2019

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