Aladdin

Dans la série remake en live de classiques Disney, pourtant intemporels, je voudrai celui de mon année de naissance.

Quoi ?

Aladdin est un jeune vagabond de la cité orientale d’Agrabah, accompagné de son fidèle singe Abou. Après avoir frotté une vieille lampe magique, il rencontre un Génie aux pouvoirs divins. Ayant le droit à faire des vœux, il va commencer par devenir un prince, car il souhaite conquérir la princesse Jasmine

Alors ?

C’est globalement moyen. La demi-heure rajoutée au film original est assez bien dissimulée. Cependant, comme pour les autres remakes, j’ai passé mon temps à me référer mentalement au dessin animé.
Hormis une introduction bien rythmée, le grandiose jadis moteur de l’histoire est introuvable ici. Tout se suit linéairement, sans prendre vraiment de risques, sans arriver à en mettre fermement plein la vue. Les quelques changements pas si bêtes, sont hélas limités et dénués d’impact.

Le montage est très plan-plan. Malgré Guy Ritchie, qui avait réussi à bien moderniser Le Roi Arthur, les plans ne sont pas très recherchés, académiques.

Les musiques, complètement en dessous de leur version originale, perdent de leur grandeur et de leur puissance. Les décors quant à eux à 90% numériques se voient beaucoup trop.

Certains personnages perdent également de leur personnalité lors de leur passage à la réalité. L’intention d’un nouveau Jafar n’est pas assez poussée pour justifier d’avoir pris un jeune acteur (ressemblant pour l’occasion plus à chauffeur Uber qu’à un vizir manipulateur). Le Sultan est tout juste fonctionnel et transparent. Jasmine est beaucoup trop occidentale pour fonctionner dans ce monde aussi proche des déserts. Elle n’a même pas un accent histoire de marquer le coup. Même les figurants sont bien plus crédibles. Aladdin est celui qui s’en sort le mieux. À la fois fidèle au vrai, tout en apportant quelques touches de modernité intéressantes.

Quant au Génie, c’est ce à quoi on s’attendait : Will Smith en bleu. Ils ont beau avoir remis quelques intentions rappelant la version Robin Williams, l’animation est trop artificielle et pas assez féerique. Concernant les autres personnages en images de synthèse, le tigre Raja est plus réussi qu’Abou, en faisant le taff sans pour autant exploser la rétine. Iago est inexistant mais le Tapis est au top, car il conserve entièrement sa personnalité, tout en étant réaliste.

Du coup ?

Adapter des dessins animés en live, pourquoi pas. Les comédies musicales marchent du tonnerre. Néanmoins niveau film… Autant La Belle et Bête avait un côté musical entrainant, avec une 3D irréprochable, autant Aladdin, ils ne se foulent pas des masses. La scène du rêve bleu est à la limite du kitsch quand même… Agrabah passe d’une vile gigantesque et sinueuse à quasiment un quartier… Les musiques sont aseptisées, avec des rythmes de radio moderne, au détriment de rythmes du Moyen-Orient… Donc pourquoi refaire si c’est moins bien ? Alors que le budget et le savoir-faire sont normalement là ? C’est un film avec des défauts et juste oubliable.

Si vous avez envie...

… de faire un free-run à Agrabah, de faire un château de sable Disney et de faire 50m à dos d’éléphant, découvrez Aladdin de 2019.

C'est ? Aladdin

Durée ? 129 min

Nationalité ?

Sorti le ? 22/05/2019

Vu le ? 06/06/2019

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