Midway

Cela faisait un peu de temps que je n’étais pas allé au ciné. Alors une petite série de rattrapage s’impose. Et je commence avec un film de guerre pas… si passionnant.

Déjà, ça parle de quoi Midway ?

La 2e Guerre Mondiale a démarré, mais les États-Unis n’y participent pas encore. C’est après l’attaque japonaise surprise à Pearl Harbor, qu’ils décident de riposter. Afin de ne pas laisser le Pacifique aux ennemis, la stratégie impose de protéger rapidement une zone capitale : les îles de Midway

Alors, que vaut Midway ?

J’apprécie de façon générale les biopics relatant la 2e Guerre Mondiale. Comme je l’avais souligné dans des précédents articles, il s’agit d’une période très compliquée, qui possède une multitude d’arcs narratifs exploitables. Avec Roland Emerich aux commandes, ayant assez réussi son deuxième Independance Day, ça ne pouvait qu’impressionner. Eh bien même pas. L’un des rares films où je me suis le plus ennuyé. La reprise démarre bien…

Le rythme très classique (quelques grosses scènes d’action entrecoupées de dialogues) peine à me tenir. Je ne comprends rien lors des moments calmes, les discussions interminables confuses m’empêchent de saisir les enjeux stratégiques. Les personnages arrivent en pagaille, au point de ne plus savoir qui correspond à qui. Alors je décroche, en attendant les batailles… qui me déçoivent beaucoup aussi.

Déjà au niveau des VFX, sérieux, tout ressemble à du budget de publicité. Les fonds verts se grillent toutes les deux scènes, les véhicules n’ont aucun cachet et leur animation manque de réalisme.

J’ai été tout de même surpris par le casting, avec beaucoup d’acteurs que j’ai déjà vus ailleurs. L’occasion pour moi de faire un peu d’auto-promo, avec Ed Skrein (Alita, avec aussi Keean Jonhson, Maléfique 2, Deadpool, Le Transporteur 4), Luke Evans (La Belle et la Bête, My Wonder Women), Patrick Wilson (Aquaman, The Passenger), Aaron Eckart (Sully, La Chute de Londres), Dennis Quad (Mes Vies De Chiens, KIN), Woody Harrelson (Insaisissables 2, Retour à Zombieland) et même Nick Jonas (Jumanji : Bienvenue dans la Jungle). Tous remplissent des clichés insipides et le lien avec les vrais soldats à la fin se retrouve fade.

Je n’y ai décelé quasiment aucune émotion, aucune tension. Les instants humains s’enchaînent sans grande conviction, plutôt pour remplir une checklist. La façon dont est raconté cet épisode, pourtant épique, transmet seulement une vague idée de comment cela a pu se dérouler. Les américains passent même pour des nullos à certains moments. Les rares instants de cinéma résident dans 2-3 plans assez dingues, une scène avec un début d’intensité vers la fin et sur l’intention de saluer aussi les soldats japonais.

Donc, que dire de Midway du coup ?

Je n’attendais grand-chose de ce nouveau Emerich, si ce n’est au moins du spectacle. Je pense que c’est à partir du moment où j’ai capté la mocheté visuelle et l’histoire confuse, que j’ai décroché. Ainsi, je n’ai pris mon pied ni dans les parties pseudo-humaines ni dans les combats cheaps. Venant du maître de l’action grande échelle, c’est déroutant. Pour le coup, on peut dire qu’il s’agit d’un film catastrophe, dans le sens péjoratif (on n’est pas loin de Geostorm, c’est dire). Et ce n’était même pas assez mauvais pour le prendre pour un nanard, comme l’a pu être Hellboy récemment.

Si vous avez envie...

… de bombarder des porte-avions, de moteurs en feu et de mâcher des chewing-gums, prenez la tête de l’escadrille direction Midway.

C'est ? Midway

Durée ? 139 min

Nationalité ?

Sorti le ? 06/11/2019

Vu le ? 18/11/2019

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