

I Love Peru
Mon avis rapide
I Love Peru part d’un concept amusant, notamment avec les caméos de l’univers du cinéma français. Cependant, dans l’exécution, je m’y perds et m’ennuie, malgré le jeu toujours aussi sidérant de Raphaël Quenard. Je n’arrive pas à capter où ils veulent en venir, bien que la fin arrive à délivrer le message du film. Je dirai qu’il y a un bon potentiel, mais mal exploité, je pense.
Titre : I Love Peru
Réalisation : Hugo David, Raphaël Quenard
Scénario : Hugo David, Raphaël Quenard
Nationalité : Français
Casting principal
Compagnies
Compagnies : Chi-Fou-Mi Productions, Le Pacte, Lipsum Productions, Wašté Films
Synopsis
Suite à une rupture difficile, Raphaël Quenard reprend contact avec Hugo David. Il s’agit de son ami de longue date, qui avait pour habitude de le filmer très souvent, dans sa vie de tous les jours. Bien que là, ils ne s’étaient pas parlé depuis un certain temps. Ainsi, la raison de son appel est assez insolite, puisque le comédien propose à Hugo de partir au Pérou. En effet, Raphaël a rêvé qu’il était un condor et cherche absolument à en connaître la signification…
- Modifié le 05/09/2025
Avec I Love Peru, je teste une nouvelle fois une salle dans laquelle je n’étais encore jamais allé.
En effet, le film était peu diffusé donc il fallait être à l’affût. Et c’est ainsi que je suis tombé sur le Mk2 Gambetta, que j’ai déjà vu car j’habitais dans le coin à une époque. J’ai d’ailleurs réalisé que c’est sans doute l’un des cinés parisiens les plus proche de chez moi. Je vais peut-être y retourné plus souvent.
Bref, concernant I Love Peru, je suis parti du principe que c’était un mockumentaire (ou documenteur en français). À savoir un documentaire, qui reprend les codes visuels et narratifs, sans en être réellement un. La plupart du temps, on n’est pas censé le savoir et c’est en général le but, de croire à ce qu’on voit. Mais ici, bien que le début laisse vraiment un petit doute planer, on finit assez vite par se rendre compte de l’aspect fictif au fil de l’avancement.
Dans ce film, j’ai bien aimé l’immersion avec les caméos de figures du cinéma français. D’ailleurs, on peut retrouver Jean-Pascal Zadi, qui avait une créé une ambiance similaire dans son Tout Simplement Noir. De même, amusant d’y voir Anaïd Rozam, étant donné que mon dernier ciné était 13 Jours 13 Nuits, avec son oncle en acteur principal. Bref, le mélange avec des images, des personnes et d’évènements réels, surtout au début, fonctionne bien. Pour le coup, si on est attentif, on peut même voir un lien avec L’Amour Ouf.
Ensuite, je trouve Raphaël Quenard toujours aussi fort en jeu. Au-delà des tirades alambiquées dont il a secret, il arrive toujours à véhiculer une intensité, notamment avec son regard. C’est d’autant plus amusant de le voir se ridiculiser dans la plupart des situations avec son entourage.
En revanche, I Love Peru m’a paru long. Pour le coup, il dépasse l’heure, mais il donne un ressenti de 2h, car je ne sais pas trop où ça va. Certes, le concept est marrant sur quelques minutes. Ou comme les extraits qu’on a eu en guise de bandes annonces. Sauf qu’il est dur de garder un intérêt sur plus de temps et le principe des répliques perchées finit par lasser.
D’autant que Hugo David n’a pas un grand rôle au final. Le film se concentre surtout sur Raphaël, qui prend vraiment toute la place. Aussi, il y a sans doute trop de blagues sur le viol…




