

Synopsis
Jocelyn est un dragueur invétéré, en plus de sa bonne situation. Il séduit toutes les femmes avec un nombre incalculable de mensonges. Il va même jusqu’à se faire passer pour un homme handicapé en fauteuil pour draguer la nouvelle voisine de sa mère. Cependant, cette voisine va lui présenter sa sœur Florence, vraiment en fauteuil roulant…
- Modifié le 30/01/2025
Mon humoriste préféré s’essaye derrière la caméra. Bonne idée ou pas ?
On part sur une vraie bonne surprise ! Je suis quelque peu lassé de ces comédies dont l’histoire se base sur un mensonge. Pourtant, j’ai enfin eu la sensation d’avoir été surpris, on sort des sentiers battus, on innove.
Le début est assez bancal, moyennement passionnant (surtout l’humour misogyne un peu trop présent à ce moment) La mise en place est plutôt longue. Mais plus l’histoire avance, plus on se sent bien. On accroche de plus en plus.
Déjà, j’ai bien aimé que Dubosc adapte un de ses personnages favoris, le séducteur, qui lui a notamment donné la gloire dans ses premiers spectacles ainsi que dans les sketchs des Pour Toi Public (d’ailleurs, les fans comme moi pourront y voir une apparition de son acolyte « José ») Ensuite, beaucoup de répliques font mouche et je n’ai pas senti que c’était forcé de la part du film. Les vannes sont assez naturelles. Enfin, même en calant pas mal de blagues, le scénario est bien écrit, en allant même jusqu’à se tourner vers de la tendresse.
Franck Dubosc dose plutôt bien l’absurde et l’émotion, aussi bien dans la narration que dans son jeu. Alexandra Lamy est rayonnante, avec un rôle de femme déterminée, loin des stéréotypes. Gérard Darmon est un peu en dessous, car son personnage n’est pas d’une pertinence redoutable (il a une sorte de fonction un peu trop prononcée) et aussi, est un peu en sur-jeu par rapport aux autres. Cela dit, Elsa Zylberstein aussi est en sur-jeu, mais c’est plus crédible chez elle, dans son rôle de secrétaire en quête de reconnaissance. À titre personnel, très content d’y avoir aperçu Joseph Hernandez, découvert dans La Boucherie Éthique des Parasites.
La force du film réside également avec l’humour sur les personnes handicapées, qui est très propre, jamais graveleux. Parfois avec des propos crus, mais sans jamais être méchant. Un regard sur le handicap presque digne de Patients.