Monsieur Link

Le studio Laika est de retour. 3 ans après l’incroyable Kubo, il explore de nouveaux horizons… dans le sens littéral du terme !

Déjà, ça parle de quoi Monsieur Link ?

Lionel Frost est un vaillant explorateur. Ce qu’il aime par-dessus tout, c’est de prouver au monde l’existence de créatures légendaires. Sans succès malheureusement. Suite à un pari, il part à la recherche du Big Foot. Mais celui qu’il rencontre n’a rien à voir avec ce qu’il imaginait. Monsieur Link est intelligent et drôle. Seul et dernier de son espèce, il cherche désespérément à rencontrer ses semblables. Il demande à Lionel Frost de l’aider à chercher sa famille. Mais le seul endroit sur Terre, où des cousins de Monsieur Link pourraient vivre, est dissimulé sur une unique carte, que possède l’aventurière Adelina Fortnight, qui déteste Frost…

Alors, que vaut Monsieur Link ?

Considéré comme le pire démarrage du studio Laika, je le devais d’aller voir leur nouveau film pour comprendre ce qu’il n’allait pas. Et je ne comprends pas.

C’est doux, mignon, drôle et fascinant. Je parlais de films qui remplissent bêtement un cahier des charges. Pour le coup ici, il le remplit aussi, mais intelligemment.

Ok il est peut-être oubliable mais j’ai passé un excellent moment. Les personnages sont très bien écrits, les gags font mouche et la sensation de voyage est là.

Ce film d’animation a pour cible un public de tout âge, avec des degrés différents de lecture.

Aucun moment n’est gratuit, ils sont tous là pour faire avancer l’histoire et ceux qui sont drôles détendent ponctuellement l’atmosphère. J’ai vraiment ri à pleins de moments !

Je parlais de cahier des charges car rien n’est vraiment nouveau en soi. Néanmoins, chaque ingrédient est choisi méticuleusement afin que tout fonctionne ensemble, en cohérence.

Techniquement c’est bon mais stable par rapport à ce que Laika sait faire. Les designs sont amusants, les décors riches en détails et les effets de vent m’impressionnent toujours autant. Le mélange de stop-motion et d’images de synthèse est quasi invisible. Je n’arrivais pas à savoir quand la CGI prenait le relais. Par contre les imperfections de l’image par image (au niveau des bouches notamment) sont là pour mon plus grand bonheur.

Donc, que dire de Monsieur Link du coup ?

J’ai aucune idée de pourquoi le film aux US ne marche pas. Ce n’est pas un film-évènement comme pourrait l’être un Pixar, pourtant il est très bon. Une écriture dans les très grandes lignes qui pioche dans ce qui est maîtrisé, tout en y apportant une poésie sincère. Les messages de fond sont touchants (que ça soit sur les animaux, l’évolution, les hommes et même le féminisme) On passe un très bon moment en compagnie de ces personnages attachants et de ces décors fabuleux car c’est fait avec le cœur. Et rien que pour ça, il mérite d’être plus visible. On vit dans une époque où d’autres studios font des productions sans âme pour renflouer les caisses. Au passage, j’ai galéré à trouver une séance VO, mais ça valait le coup d’aller chez la concurrence (vis à vis de ma carte illimitée) Notamment avec le lourd casting de voix originale.

Si vous avez envie...

… d’un immense singe maladroit, d’animaux aux yeux humains et d’un poulet dont il ne faut pas parler, partez à l’aventure avec Monsieur Link.

C'est ? Monsieur Link (Missing Link)

Durée ? 94 min

Nationalité ? ,

Sorti le ? 17/04/2019

Vu le ? 17/04/2019

L'article vous a plu ? Partagez-le !

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn
Partager sur email
Email