Les 8 Salopards

Un huis-clos pour un huitième film, il fallait y penser. Refaire un western après l’excellent Django Unchained, pourquoi pas. Mais le tourner en Ultra Panavision 70 mm, il fallait oser !

Déjà, ça parle de quoi Les 8 Salopards ?

Dans un Wyoming de western hivernal, le chasseur de primes John Ruth, se rend à Red Rock, accompagné de son cocher O.B. Jackson et de sa prise du jour, Daisy Domergue, une redoutable femme meurtrière. Sur la route, il va rencontrer Marquis Warren puis Chris Mannix. Cela ne lui plait pas trop, car la dame vaut quand même une belle récompense financière, mais cela ne fera qu’empirer lorsqu’il se retrouve bloqué dans une auberge, à cause du blizzard, avec 4 autres hommes, Bob, Oswaldo Mobray, Joe Gage et Sandy Smithers, qui semblent tous cacher quelque chose…

Alors, que vaut Les 8 Salopards ?

Je passe rapidement sur la qualité technique de projection, car malheureusement, seules les personnes qui peuvent aller au cinéma Gaumont Marignan des Champs-Elysées, pourront avoir l’occasion d’essayer la séance en 70mm avec entracte. Mais pour le coup, cela apporte pas mal de chose. Déjà, comme la projection est analogique (pellicule), il y a les petites tâches et le grain qui rappellent les bons vieux films. Cela ajoute encore plus d’effets « retro » pour les titres ayant une typo oldschool. Ensuite, parce que comme l’image est plus grande, sur les écrans « normaux » la définition est bien meilleure, aussi bien pour les portraits que pour les paysages à perte de vue. Enfin, notamment vers la fin, on a des plans qui semblent avoir le même rendu que des films plus anciens de QT, ce qui les rendent iconiques.

Pour ce qui est du film, je vous avoue que j’étais non plus chaud-chaud en y allant. Le début est assez long (c’est découpé en chapitres), beaucoup de dialogues dont on ne voit pas trop le sens, si ce n’est que de rallonger le temps. Mais une fois à l’auberge, une ambiance de tension s’installe. Tout le monde est suspect, donc on fait attention à chaque parole, chaque geste. Comme le disait mon ami qui m’accompagnait à la séance, QT prend le temps de raconter et on le sent même pour des broutilles (scènes de la porte, pour ceux qui le verront), afin de rendre le tout plus réaliste, plus immersif.

J’apprécie bien le fait qu’il s’agisse d’un « vrai » film. Une histoire originale, écrite pour le cinéma, sans que ça soit un remake, un reboot, un biopic ou « inspirée de faits réels » (enfin, cela ne m’empêchera pas d’aller voir The Revenant huhu) Aussi, il n’y a pas 10 000 décors. On survole les plaines entourées de montagnes, le temps du trajet, puis ensuite c’est que l’auberge. Et c’est ça qui est fort, on arrive à être tenu en haleine avec un seul lieu, tout étant basé sur le comportement et les dires des personnages. Un peu comme The Man From Earth, on ne se rend même plus compte que personne n’a bougé de ce trou.

La touche QT arrive dès l’entracte terminé (je n’ai cependant pas eu le droit aux ouvreuses qui vendaient des glaces/pop-corn, comme j’ai entendu parler lors de l’avant-première, snif !) Déjà, de par les révélations qui pointent le bout de leur nez, mais aussi par la violence qui est monté petit à petit jusque-là. C’est d’ailleurs dans le dernier chapitre que l’on peut retrouver un rendu proche d’un Pulpe-Fiction d’époque. Un point qui a été un poil surfait selon moi, c’est la façon dont parlaient certains protagonistes, qui, au début semble un peu trop caricaturer les westerns, comme à coup de punchlines à chaque phrase, avec un accent américain presque exagéré.

Si vous avez envie...

… d’un bon western classique modernisé, d’un Tim Roth anglais irrésistible et d’avoir l’impression d’attraper froid, enfermez-vous donc en compagnie de tous ces salopards !

C'est ? Les 8 Salopards (The Hateful Eight)

Genre ? ,

Compagnies ? ,

Durée ? 168 min

Nationalité ?

Sorti le ? NC

Vu le ? 09/01/2016

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