Alex, le Destin d’un Roi

Sur les conseils du réalisateur anglais Edgar Wright (sur twitter hein, je ne l’ai malheureusement pas en ami…), je suis allé voir un film réalisé par un de ses amis. Étant fan du travail d’Edgar, c’est probable que j’aime celui de ses proches non ?

Quoi ?

Alexander Elliot récupère sur un chantier l’épée légendaire d’Excalibur. Pensant à une farce, il la laisse dans son placard. C’est alors Merlin l’Enchanteur débarque dans son école, sous les traits d’un jeune garçon. Il lui indique qu’une grande quête l’attend. Il doit affronter une terrible menace et pour cela il doit se constituer une équipe, même avec ses ennemis…

Alors ?

Ramener la légende du Roi Arthur dans le monde moderne, avec des enfants de 2019, en soi c’est une bonne idée. Sauf qu’ici, j’ai trouvé la réalisation assez bancale. Déjà car les éléments modernes sont souvent forcés. Des petites vannes sur le monde actuel de-ci de-là, qui donnent des anachronismes moyens. De même pour les références, elles tombent un peu à l’eau, car elles sont souvent balancées de nulle part.

Le charisme des personnages est globalement moyen. Certains ne servent finalement à pas grand-chose, ce qui est en contradiction avec les valeurs d’équipe du film. Tout le monde est banal, excepté Merlin, qui est sans doute celui avec le plus de personnalité. De plus, il est agréable de revoir Patrick Stewart (dernièrement vu dans Logan)

L’histoire a un avancement bourré d’obstacles, c’est bien. Néanmoins, la quête n’a pas de réel intérêt, les enjeux plutôt confus. Le rôle de la méchante est clairement sous-exploité.

Enfin, les intégrations numériques des décors sont très bof. Le film respire le tournage en studio, ça tue complètement la sensation de voyage.

Je retiendrai tout de même plusieurs bonnes idées. Comme les pouvoirs de Merlin et la façon de les utiliser, le design des créatures magiques et l’animation d’introduction.

Du coup ?

Sur le papier, de bonnes idées. Mais dans les faits, ce n’est pas aussi épique que la légende arthurienne devrait être. La modernisation est forcée par moment, le but de la méchante confus et les personnages oubliables, malgré quelques points visuels intéressants. La modernisation pour le coup fonctionnait mieux dans Le Roi Arthur. Ici, peut-être qu’en étant un adolescent ça peut être plus immersif. En tout cas, comme quoi, l’entourage d’Edgar Wright n’est pas Edgar Wright.

Si vous avez envie...

… de manger du poulet frit, de faire de la tektonik et de vous battre avec des panneaux de signalisation, redécouvrez la légende arthurienne à 12 ans.

C'est ? Alex, le Destin d’un Roi (The Kid Who Would Be King)

Durée ? 120 min

Nationalité ?

Sorti le ? 10/04/2019

Vu le ? 14/04/2019

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