Gauguin : Voyage De Tahiti

S-10 ! Ça y est, dernière ligne droite pour atteindre mon objectif des 100 Séances. À présent, vous aurez le droit à un petit décompte. Et j’entame ce dernier sprint avec une avant-première bien sûr !

Quoi ?

1891, Paul Gauguin part s’installer à Tahiti, vivre de pêche et de peinture, où il fait la rencontre de Tehura, qui devient sa femme et sa muse pour ses toiles.

Alors ?

À la base, je devais voir Mon Garçon avec présence de Guillaume Canet entre autres. Mais le cinéma où je suis allé, le diffusait sans l’équipe (car la VRAIE avant-première était à l’UGC des Halles), ce que j’ai appris au moment de faire vérifier mon ticket, avant d’entrer dans la salle. Heureusement, avec la carte d’abonnement tout est possible, c’est pourquoi j’ai commandé rapidement une place (il en restait !) pour l’avant-première en face de la rue.

Étaient présents de gauche à droite, le réalisateur Edouard Deluc, l’actrice Tuhei Adams, l’acteur Pua-Tai Hikutini, l’actrice Pernille Bergendorff et l’inimitable Vincent Cassel. Après un discours sympa et quelques vannes, le spectacle commence…

Il y a clairement une différence entre les américains et les français au cinéma. Pour 2 biopics, avec un personnage propre au pays, au destin peu commun et joué par un star locale connue mondialement, il y a 2 façons de les traiter. Pour Barry Seal avec Tom Cruise, on montre efficacement son parcours avec quelques vannes au passage, tandis que pour Gauguin avec Vincent Cassel, on montre très dramatiquement en longueur des tranches de vie sans réel fil conducteur.

Le mot Voyage du sous-titre n’est pas bien représenté. Déjà on passe de l’Europe à Tahiti très rapidement, soit, c’est sans doute un style recherché. Mais le problème est que c’est pareil pour le reste du film. Il s’agit d’une suite d’événements n’ayant pas toujours de lien entre eux, limite sans grand intérêt. On est trop centré sur ce que font les personnages et pas assez sur le lieu, l’ambiance, le peuple. J’ai connu un voyage beaucoup plus satisfaisant avec Vaiana par exemple et dans le même style, le mélange drame et aventure était plus réussi dans The Lost City Of Z . Il n’y a pas de progression ni d’histoire. Tout s’enchaîne soit lentement, soit passe du tout au tout. Mêmes les gros enjeux ne sont pas poussés, on a pas le temps pour l’empathie ou creuser la relation entre les protagonistes. Ce film aurait pu être une vraie perle si l’essentiel était mieux traité.

Ne connaissant pas beaucoup Gauguin, j’ai plutôt vu ici Vincent Cassel qui parfois jouait le vieux rabougri souffrant. Je l’ai largement trouvé plus convaincant dans Juste La Fin Du Monde, à choisir. Les acteurs Tahitiens ne sont pas assez exploités alors qu’ils ont du potentiel.

Par moment, les images sont belles, mais l’appréciation n’est pas présente si l’on ne s’attache ni aux décors, ni aux personnages. La musique fait un effort d’immersion sans pour autant dépayser.

Du coup ?

Une fresque de petits bouts de vie manquant de profondeur tant dans les personnages et l’immersion, le tout sans histoire concrète et un vrai manque d’aventure.

Si vous avez envie...

… de peindre sur du tissu, de parler tahitien et cavaler en cheval dans les forêts polynésiennes, découvrez le début de la fin du peintre.

C'est ? Gauguin : Voyage De Tahiti

Genre ? ,

Compagnies ? ,

Durée ? 102 min

Nationalité ?

Sorti le ? 20/09/2017

Vu le ? 18/09/2017

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